‹ Œuvre complètes (volume 2)Chapitre 198 sur 217 · Plutarque, Lycurgue, chap. xxv · texte numérisé non relu

Plutarque, Lycurgue, chap. xxv

4. Brant6me a rajouté en marge ceci qu'il avait écrit ailleun (voyez p. 52) : Ainsio que j'ay veu un petit quolibet en latin qà disoyt :

In prato Tiridi monialem ludere Tidi :

Cnm monacho leriter : ille sab, illa soper.

faire ^ans aucun double, veu que Jedit Lieurgus permit à ceux qui estoient beaux et dispos d'emprunter des femmes des autres pour y labourer comme en terre grasse, belle et bonne * : et si n'estoit chose reprochable à un vieil et lassé de prester sa femme belle et jeune à un gallant jeune homme qu'il choisissoit; mais il vouloit qu'il fust permis à la femme de choisir pour secours ^

le plus proche parent de son mary, tel qu'il luy plai- |

roit, pour se coupler avecques luy, à ce que les en- 1

fants qu'ilz pourroient engendrer fussent au moins du i

sang, de la race mesmes du mary. Il y a là encor quelque rayson, veu que les Juifz avoient celle loy de la belle-sœur au beau-frère; mais nostre loy chrestienne a tout rabillé cela , encor que nostre Sainct- Père en aye donné plusieurs dispenses fondées sur plusieurs raisons. En Espaigne cela s'y pratique fort, mais pai' dispense.

Or, parlons un peu, et le plus sobrement que nous pourrons, d'aucunes autres vefves, et puis la fin.

Un' autre espèce de vefves dont il y en a qui ne se remtarient point, mais fuyent le mariage comme peste : ainsi que me dist une, et de grande maison, et bien spirituelle, à laquelle luy ayant demandé si elle ofiriroit encor son veu au dieu Hyménée, elle me respondit : w Par vostre foy, seroit-il pas fad et malhabille a le forçat ou l'esclave, aprez avoir tiré longuement « à la rame, attaché à la cadène, s'U venoit à recou- i

« vrer liberté, s'il ne s'en alloit de son bon gré sans î

« encor s'abssubjeltir soubz les loix d'un outrageux I

« corsaire? Pareillement moy, après avoir assez esté

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