Pbur délivrer de Tenfer une âme chrëdenne
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aucunes en ces deux pays, qui ne se rendoient plus pécheresses après estre mariées^ d'autres qui ne s'en pouvoyent corriger^ mais retournoyent broncher dans la première fosse.
La première fois qceje fus en Italie Je devins amoureux d'une fort belle courtizane à Rome, qui s'appelloit Faustine. Et d'autant que je n'avois pas grand aident, et qu'elle estoit en trop haut prix, de dix ou douze escus pour nuict^ fi^llut que je me contentasse de la parole et du regard. Au bout de quelque temps, j'y retourne pour la seconde fois ; et mieux gamy d'argent, je l'allay voir à son logis par le moyen d'une seconde S et la trouvé mariée avec un homme de justice, en son mesme logis^ qui me recueillit de bon amour; et me contant la bonne fortune de son maryage^ et me rejettant bien loin ses foUies du temps passée auxquelles elle avoit dit adieu pour jamais. Je luy montray de beaux escus françois^ mourant pour l'amour d'elle plus que jamais. Elle en fut tentée et m'accorda ce que voulus, me disant qu*en mariage faisant elle avoit arresté et concerté avec son mary sa liberté entière, mais sans escandale pourtant ny déguisement^ moyennant une grande somme^ afin que tous deux se pussent entretenir en grandeur ; et qu'elle estoit pour les grandes sompies^ et s*y laissoit aller volontiers, mais non point pour les petites. Celuy-là estoit bien cocu en herbe et gerbe.
J'ay ouy parler d'une dame de parmy le monde^ qui, en mariage faisant^ voulut et arresta que son