En I?î56. — 2. Gasté, chagrine
d'Ascol*, prisonnier au bois de Vineennes, se sauva de prison par le moyen d'une honneste dame^ qui toutesfois s'en cuida trouver mal^ car il y alloit du service du roy. Et telles charitez sont réprouvables, qui touchent le party du général % mais fort bonnes et louables, quand il n'y va que du particulier, et que le seul joly corps s'y expose : peu de mal pour cela.
J'alléguerois force braves exemples faisant à ce sujet, si j'en voulois faire un discours à part, qui n'en seroit pas trop mal plaisant. Je ne diray que cettuy-cy, et puis nul autre, pour estre plaisant et anticqùe.
Nous trouvons dans Tite-Live • que les Romains, après qu'ils eurent mis la ville de Capoue à totale destruction, aucuns des habitants vindrent à Rome pour représenter au sénat leur misère, le prièrent d'avoir pitié d'eux. La chose fut mise au conseil : entre autres qui opinèrent fut M. Atilius Regulus, qui tint qu'il ne leur falloit faire aucune grâce, a car il « ne sçauroit trouver en tout, disoit-il, aucun Ca- (c puan, depuis la révolte de leur ville, qu'on pust « dire avoir porté le moindre brin d'amitié et d'afFec- « tion à la chose publique romaine , que deux hon- « nestes femmes; l'une Vesta Opia*, Atellane, de la « ville d'Atelle, demeurant à Capoue pour lors; et «. Tautre Faucula Cluvia ; » qui toutes deux * avoient
1, Arschot. — 2. L'intérêt général.
3. Livre XXVI, ch. xxxiu. — 4. Vestia Oppia. S. Toutes deux, c'est une erreur; Cluvia seule avait exercé le métier de courtisane.
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esté aulresfois filles de joye et courtisanes^ en faisant le mestier publiquement. L'une n'avoit laissé passer un seul jour sans faire prières et sacrifices pour le salut et victoire du peuple romain ; et l'autre pour avoir secouru à cachettes de vivres les pauvres prisonniers de guerre mourans de faim et pauvreté.
Certes voilà des charitez et piétez très-belles; dont sur ce un gentil cavallier^ une honneste dame et moy lisans un jour ce passage^ nous nous entredismes soudain que, puisque ces deux honnestes dames s'estoyent desjà avancées et estudiées à de si bons et pies offices qu'elles avoyent bien passé à d'autres, et à leur départir les charitez de leurs corps; car elles en avoyent distribué d'autres fois à d'autres, estans courtisanes, ou possible qu'elles l'estoyent encor; mais le livre ne le dit pas, et a laissé le doute là ; car il se peut présumer. Mais quand bien elles eussent continué le mestier et quitté pour quelque temps, elles le purent reprendre ce coup là, n'estant rien si aisé et si facile à faire; et peut-estre aussi qu'elles y cogneurent et receurent encor quelquesuns de leurs bons amoureux, de Ijur vieille cognoissance, qui leur avoyent autres fois sauté sur le corps, et leur en voulurent encor donner sur quelques vieilles erres; ou dutout aussi que, parmy les prisonniers , elles y en purent voir aucuns incogneus qu'elles n'avoyent jamais veus que cette fois, et les trouvoyent beaux, braves et vaillants de belle façon, qui méritoyent bien la charité toute entière, et pour ce ne leur espargnant la belle jouissance de leur corps; il ne se peut faire autrement. Ainsi, en quelque façon que ce fust , ces honnestes dames méiitoyent
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bien la courtoisie que la république romaine leur fil et recogneut, car elle leur fit rentrer en tous leurs biens^ et en jouirent aussi paisiblement que jamais. Encor plus, leur firent à sçavoir qu'elles demandassent ce qu'elles voudroyent, elles l'auroyent. Et pour en parler au vray, si Tite-Live ne fusl esté si abstraint *, comme il ne devoil, à la vérécondie et modestie^ il devoit franchir le mot tout à trac d'elles , et dire qu'elles ne leur avoyent espargné leur gent corps; et ainsi ce passage d'histoire fust esté plus beau et plaisant à lire, sans l'aller abbréger et laisser au bout de la plume le plus beau de Phistoire. Voilà ce que nous en discourusmes pour lors/
Le roy Jean, prisonnier en Angleterre, receut de mesme plusieurs faveurs de la comtesse de Salsberiq*, et si bonnes que, ne la pouvant oublier, et les bons morceaux qu'elle luy avoit donné, qu'il s'en retourna la revoir, ainsi qu'elle luy fit jurer et promettre.
D'autres dames y a-il qui sont plaisantes en cela pour certain point de conscientieuse charité ; comme une qui ne vouloit permettre à son amant, tant qu'il couchoit avec elle, qu'il la baisât le moins du monde à la bouche', alléguant par ses raisons que sa bouche avoit fait le serment de foy et de fidélité à son mary, et ne la vouloit point souiller par la bouche qui l'a voit faict et preste; mais quant à celle du ventre, qui n'en avoit ]K)int parlé ny rien promis , luy
i. Abstraira, astreint. — 2. Salisbury.
3. C'est l'histoire racontée dans la XLVIIP des Cent Nom^-iles Nouvelles,
laissoît faire à son bon plaisir; et ne faisoit point de scrupule de la prester, n'estant en puissance de la bouche du haut de s'obliger pour celle du bas, ny celle du bas pour celle du haut non plus; puisque la coustume du droit ordonnoit de ne s'obliger pour autruy sans "consentement et parole de Tune et de l'autre, ny un seul pour le tout en cela.
Une autre conscientieuse et scrupuleuse, donnant à son amy jouissance de son corps, elle vouloit tousjours faire le dessus et sousmettre à soi son homme, sans passer d'un seul iota cette règle ; et, l'observant eslroictement et ordinairement, disoit-elle, que si son mary ou autre luy demandoit si un tel luy avoit fait cela, qu'elle pust jurer et renier, et seurement protester, sans offenser Dieu, que jamais il ne luy avoit fait ny monté sur elle. Ce serment sceut-elle si bien pratiquer , qu'elle contenta son mary et autres par ses jurements serrez en leurs demandes; et la creurent, vu ce qu'elle disoit, a mais n'eurent jamais « I^advis de demander, ce disoit-elle, si jamais elle « £iToit fait le dessus ; sur quoy m'eussent bien mespris « Gt donné à songer. »
Je pense en avoir encor parlé ci-dessus * ; mais on
ne se peut pas tousjours souvenir de tout ; et aussi
il y en a cettuy-cy plus qu'en l'autre, s'il me semble.
Goustumièrement , les dames de ce mestier sont
graxides menteuses, et ne disent mot de vérité; car
elles ont tant appris et accoustumé à mentir (ou si
elles font autrement sont des sottes, et mal leur en
prend) à leurs marys et amants sur ces sujets et chan-
• Voyez p. 57.
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gements d'amour, et à jurer qu'elles ne s'adonnent à autres qu'à eux, que^ quand elles viennent à tomber sur autres sujets de conséquence, ou d'afiaires, ou discours , jamais ne font que mentir, et ne leur peut-on croire.
D^autres femmes ay-je cogneu et ouy parler, qui ne donnoyent à leur amant leur jouissance, sinon quand elles estoyent grosses, afin de n'engroisser de leur semence; en quoy elles faisoient grande conscience de supposer aux marys un fruit qui n'estoit pas à eux, et le nourrir, allimenter et élever comme le leur propre. J'en ay encor parlé cy-dessus. Mais, estans grosses une fois, elles ne pensoyent point offenser le mary, ny le faire cocu, en se prostituant.
Possible aucunes le faisoyent pour les mesmes raisons que faisoit Julia, fille d'Auguste, et femme d'Agrippa, qui fut en son temps une insigne putain, dont son père en enrageoit plus que le mary. Luy estant demandé une fois si elle n'avoit point de crainte d'engroisser de ses amis , et que son mary s'en apperceust et ne l'affolast *, elle respondit : a J'y mets « ordre, car je ne reçois jamais personne ny passager (( dans mon navire, sinon quand il est chargé et « plein*. »
Voicy encor une autre sorte de cocus ; mais ceuxlà sont vrays martyrs, qui ont des femmes laides comme diables d'enfer, qui se veulent mesler de tas-
i. Affoler^ tuer.
2. Voici le texte de Macrobe : Cum conseil flagitiorum (Juliae) mirarentur quo modo similes Agrippas iiiios pareret, quae tam vulgo potestatem sui corporis faceret, ait : nunquam enim nisi navi plena tollo vectorem. Saiurnaliorum^ ]ib. II, cap. v.
DES DAMES. i7l
ter de ce doux plaisir aussi bien que lès belles^ auxquelles ce seul privilège est deu , comme dit le proverbe : fc Les beaux hommes au gibet ^ et les belles c femmes au bourdeau )> : et, toutesfois, ces laides charbonnières font la folie comme les autres^ lesquelles il faut excuser ; car elles sont femmes comme les autres^ et ont pareille nature^ mais non si belle toutesfois. J'ay veu des laides^ au moins en leur jeunesse , qui s'apprécient tant pourtant comme les belles, ayant opinion que femme ne vaut autant^ sinon ce qu'elle se veut faire valloir et se vendre ; aussi qu'en un bon marché toutes denrées se vendent et se dépositent^ les unes plus^ les autres moins ^ selon ce qu'on en a à faire, et selon l'heure tardive que l'on vient au marché après les autres^ et selon le bon prix que l'on y trouve ; car, comme l'on dit, l'on court tousjours au meilleur marché, encore que l'estoffe ne soit la meilleure, mais selon la faculté du marchand et de la marchande.
Ainsi est-il des femmes laides, dont j'en ay veu aucunes, qui, ma foy, estoyent si chaudes et lubriques, et duites à l'amour aussi bien que les plus belles, et se mettoyent en place marchande, et voûloient s'avancer et se faire valloir tout de mesmes.
Mais le pis que je vois en elles , c'est qu'au lieu que les marchands prient les plus belles, celles-cy laides prient les marchands de prendre et d'achepter de leurs denrées, qu'elles leur laissent pour rien et à vil prix. Mésmes font-elles mieux; car le plus souvent leur donnent de l'argent pour s'accoster de leurs chalanderies et se faire fourbir à eux ; dont voilà la pitié: car, pour telle fourbissure, il ny faut petite
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somme d argent; si bien que la fourbissure eouste plus que ne vaut la personne et la lexive que l'on y met pour la bien fourbir; et cependant monsieur le mary demeure coquin et cocu tout ensemble d'une laide^ dont le morceau est bien plus difficile à digérer que d'une belle; outre que c'est une misère extresme d'avoir à ses costés un diable d'enfer couché, au lieu d'un ange.
Sur quoy j'ay ouy souhaitter à plusieurs gallants hommes une femme belle et un peu putain^ plustost qu'une femme laide et la plus chaste du monde; car en une laideur n'y loge que toute misère et desplaisir, et nul brin de félicité; en une belle, tout plaisir et félicité y abonde , et bien peu de misère, selon aucuns. Je m'en rapporte à ceux qui ont battu cette sente et chemin.
A aucuns j'ay ouy dire que, quelquesfois, pour les marys, il n'est si besoin aussi qu'ils ayent leui's femmes si chastes; car elles en sont si glorieuses, je dis celles qui ont ce don très-rare, que quasi vous diriez qu'elles veulent dominer, non leurs marys seulement, mais le ciel et les astres : voire qu'il leur semble, par telle orgueilleuse chasteté, que Dieu leur doive du retour. Mais elles sont bien trompées; car j'ay ouy dire à de grands docteurs: que Dieu ayme plus une pauvre pécheresse, humiliante et contrite (comme il fît la Magdelaine), que non pas une orgueilleuse et superbe qui pense avoir gaigné paradis, sans autrement vouloir miséricorde ny sentence de Dieu.
J'ay ouy parler d'une dame si glorieuse pour sa chasteté, qu'elle vint à mespriser tellement son mary.
DES DAMES. i73
qae, quand on luy demandoit si ellejavoit couché avec son mary, « Non, disoit-elle, mais il a bien « couché avec moy. » Quelle gloire 1 Je vous laisse donc à penser comme ces glorieuses sottes femmes chastes gourmandent leurs pauvres marys, d'ailleurs qui ne leur sçauroyent rien reprocher, et comme font aussi celles qui sont chastes et riches, d'autant que cetle-cy, chaste et riche du sien , fait de l'olimbrieuse *, de Taltière, de la superbe et de l'audacieuse, à rendroit de son mary : tellement que, pour la trop grande présomption qu'elle a de sa chasteté et de son devant tant bien gardé, ne la peut retenir qu'elle ne face de la femme empérière et qu'elle ne gourmande son mary sur la moindre faute qu'il fera, comme j'en ay veu aucunes, et surtout sur son mauvais mesnage. S'il joue, s'il despend, ou s'il dissipe, elle crie plus, elle tempeste, fait que sa maison paroist plus un enfer qu'une noble famille : et, s'il faut vendre de son bien pour survenir' à un voyage de cour ou de guerre, ou à ses procez, nécessitez, ou à ses petites folies et despenses frivoUes, il n'en faut point parler ; car la femme a pris telle impériosité • SOT luy, s'appuyant et se fortifiant sur sa pudicité, qu'il faut qne le mary passe par sa sentence, ainsi que dit fort bien Juvénal en ses satyres :
« • . . . Animus uxoris si deditus uni,
Nil unquam invita donabis conjuge ; vendes ,
Hac obstanle, nibil ; nil haec, si nolit, emetur *.
' ï-es anciennes éditions portent impérieuse. * 'Survenir y subvenir. — 3. Impériosité ^ domination, ^oici le vrai texte de Juvénal :
Si tibi simplicitas uxoria, deditus uni
Il note bi^ par ces vers que telles humeurs des anciennes Romaines correspondaient à aucunes de nostre temps ^ quant à ce poinet : mais , quand une femme est un peu putain^ elle se rend bien plus aisée, plus sujette, plus docille, craintive, de plus douce et agréable humeur, plus humble et plus prompte à faire tout ce que le mari veut, et luy condescend en tout; comme j'en ay veu plusieurs telles, qui n'osent gronder ny crier, ny faire des acariastres, de peur que le mary ne les menace de leur faute, et ne leur mette audevant leur adultère, et leur fasse sentir aux despens de leur vie; et si le gallant veut vendre quelque bien du leur, les voilà plustost signées au contrat que le mary ne l'a dit. J'en ai veu de celles-là force : bref, elles font ce que leurs marys veulent.
Sont-ilz bien gastez ceux-là donc d'estre cocus de si belles femmes, et d'en tirer de si belles denrées et commoditez que celles-là, outre le beau et délicieux plaisir qu'ils ont de paillarder avec de si belles femmes, et nager avec elles comme dans un beau et clair courant d'eau, et non dans un salle et laid bourbier? Et puisqu'il faut mourir, comme disoit un grand capitaine que je sçay, ne vaut-il pas mieux que ce soit par une belle jeune espée, claire, nette.
Est animus ;
NU unquam invita donabis conjuge : vendes, Hac obstante, nihil; nihil, hœc si nolet, emetur.
Si, dans ta simpiicttë conjugale, tu t'attaches uniquement à ta femme..., tu ne pourras faille aucun don contre son gré; si elle s'y oppose, tu ne vendras rien; tu n'achèteras rien, si die ny consent (Juvënal, sat. vi, vers 207-212).
DES DAMES. i?5
luysante et bien tranchante^ que par une lame vieille^ rouiUée et mal fourbie, là où il y faut plus d'émeric* que tous les fourbisseurs de la ville de Paris ne scauroyent fournir?
Et ce que je dys des jeunes laides^ j'en dys autant d'aucunes vieilles femmes qui veulent estre fourbies et se faire tenir nettes et claires comme les plus belles du monde (j'en fais ailleurs un discours à part de cela), et voylà le mal; car, quand leurs marys n'y peuvent vacquer, les maraudes appellent des suppléments^ et comme estans aussi chaudes, ou plus, que les jeunes : comme j'en ay veu qui ne sont pas sur le commencement et mitan prestes d'enrager, mais sur la fin. Et volontiers l'on dit que la fin en ces mestiers est plus enragée que les deux autres, le commencement et le mitan, pour le vouloir; car, la force et la disposition leur manque, dont la douleur leur est très-griefve; d'autant que le vieil proverbe dit que c'est une grande douleur et dommage, quand un cul a très-bonne volonté et que la force luy défaut.
Si y en a-il toujours quelques-unes de ces pauvres vieilles haires qui passent par bardot, et départent leurs largesses aux despens de leurs deux bourses; mais celle de l'argent fait trouver bonne et estroitte l'autre de leur corps. Aussi dit-on que la libéralité en toutes choses est plus à estimer que l'avarice et la chicheté, fors aux femmes, lesquelles, tant plus sont libérales de leurs cas, tant moins sont estimées, et les avares et chiches tant plus.
Cela disoit une fois un grand seigneur de deux
i. Emeric^ émeri.
grandes dames sœurs que je sçay, dont l'une estoil chiche de son honneur, et libérale de la boui'se et despense, et l'autre fort escarce ^ de sa bourse et despense, et très-libérale de son devant.
Or, voicy encores une autre race de cocus, qui est certes par trop abominable et exécrable devant Dieu et les hommes, qui, amourachez de quelque bel Adonis, leur abandonnent leurs femmes pour jouir d'eux.
La première fois que je fus jamais en Italie, j'en ouys un exemple à Ferrare, par un compte qui m'y fut fait d'un qui, espris d'un jeune homme beau, persuada à sa femme d'octroyer sa jouissance audit jeune homme qui estoit amoureux d'elle, et qu'elle luy assignast jour, et qu'elle fit ce qu'il luy commanderoit. La dame le voulut très-bien, car elle ne désiroit manger autre venaison que de celle-là. Enfin le jour fut assigné, et l'heure estant venue que le jeune homme et la femme esloyent en ces doux affaires et altères, le mary, qui s'estoit caché, selon le concert d'entre luy et sa femme, voicy qu'il entra ; et les prenant sur le fait, approcha la dague à la gorge du jeune homme, le jugeant digne de mort sur tel forfait, selon les loix d'Italie, qui sont un peu plus rigoureuses qu'en France. Il fut contraint d'accorder au mary ce qu'il voulut, et firent eschange l'un de l'autre : le jeune homme se prostitua au mary, et le mary abandonna sa femme au jeune homme; et, par ainsi, voilà un mary cocu d'une vilaine façon.