‹ Œuvre complètes (volume 2)Chapitre 58 sur 217 · Habiliter^ rendre habile · texte numérisé non relu

Habiliter^ rendre habile

218 bES DA^IES.

cins), qui entrent lors en plus grande ardeiir et amour qu^en tout autre temps , ainsi que je l^ay ouy dire à aucunes honnëstes et belles dàine^^ et tiiesiiiés à uilé grande qui île falloit' jamais ^ le printemps venu, en estime plus touchëe et piquée qu^eh àùtté saison ; et disoit qu^elle Sentoit la pointé de Phêrbe, et hatmissôit après Comme les juments et chevaux, et qu'il fklloit qu'elle en tastàst , dutrélnènl elle s'amaigriroît; ce qu'elle faisoit, je vous en asseure, et devenoit lors plus lubrique. Aussi trois oti quatre amours nouvelles cjlie je luy ày vfeu faire en kà. vie, elle les à faites au printemps^ et non ^ns cali^; eai*, de tous les mois de Tan, avril et may sont le^ plus consâbréz et dédiez à Vénus, où lors les belles dames s'acbbmmenbent, plus que devarit, à s'aecommodeir^ dorlàtet^ et se parer gentitnent, se coiffer foUastirèment, se vestir légèrement; qu'on diroitque tous ces nouveaux ëhàhgemetits et d'habits et de fà^oilS^ tendent tous à là lubricité, et à peupler la terre de cocu^ marchant dessus, ailssi bien que le diei et l'ait* éti. produit de volants en àvtil et en may.

De pliis^ ne pensez pas que les belles féitmles, fîUé^^ et Veufves, quand elles voyent de toutes parts ei^ leurs pounûeUades de leurs bois, de leurs forests ^mm garenties, parcs, prairies, jarditis^ bocages et àUtre^s lieux récréatifs , les atlitnaUJt et les oyseaux s'etitt-e — Êdré l'amour et lascivement paillarder^ n'eu ^es sentent d'estraUges piqueures en leur chair, et u'^ veulent soudain rapporter leurs remèdes. Et c'c Tune des persuasives remonstrances qu'aucuns amant

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