I . Se délieater^ porter de la dëlicatesse
sont esté plus curieuses et exquises que les nostres ^ tant en parfoms qu'en parures de superbes habits * desquelles nos dames en ont pris depuis les patron et belles inventions : aussi les autres les ayoyent a[ prises des médailles et statues antiques de ces dame romaines^ que Ion voit encor parmy plusieurs antr^S^ tiquitez qui sont encores en Espagne et en Italie^^e; lesquelles^ qui les contemplera bien, trouvera leuiHi-xrs coifiures et leurs habits en perfection, et très-proprt^ ^cy à se faire aimer. Mais aujourd'huy, nos dames franz^çoises surpassent tout. A la reine de Navarre * ella^ies en doivent ce grand mercy.
Voilà pourquoy il fait bon et beau d'avoir à fii^'g à ces belles dames si bien en poinct^ si richement -^^^ pompeusement parées, de sorte que j'ay ouy dire ^ aucuns courtisans, mes compagnons^ ainsi que no«-^*-^ devisions ensemble, qu'ils les aymoient mieux aû»-^^* que désacoustrées et couchées nues entre deux li«r^*-" ceux, et dans un lict le plus enrichy de braderies qu:^-'^ l'on sceut faire. D'autres disoyent qu'il n'y avoit qc^ ^ le naturel, sans aucun ford ny artifice, comme \m^^^ grand prince que je sçay*, lequel pourtant faîsc^î^^ .coucher ses courtisannes ou dames dans des drapi^ de taffetas noir bien tendus, toutes nues, aJBn que leur blancheur et délicatesse de chair parust bien mieux parmy ce noir, et donnast plus d'esbat.
U ne faut douter vrayment que la veue ne soil plus agréable que toutes celles du monde, d'unebelle, femme toute parfaitte en beauté; mais mal-
i. Marguerite de Valois.