En extrémité^ extrêmement
Ti«s estrechas : la boca, Tuna y otra, la cinta, y W nii ■ ■ nJi
del pie.
Très gruesas : el braço, el musto, y la pantorilla. Très delgadas : los dedos, los cabellos, y los labios. Très pequenas : las tetas, la naris, y la cabeça.
Qui sont en françois^ afin qu'on l'entende :
Trois choses blanches : la peau, les dents et les mains
Trois noires : les yeux, les sourcils et les paupières.
Trois rouges : les lèvres, les joues et les ongles.
Trois longues j le corps, les cheveux et les mains.
Trois' courtes : les dents, les oreilles et les pieds.
Trois larges : la poitrine ou le sein, le front et rentre-sou^rc»»*
Trois estroites ; la bouche (F une et Tautre), la ceintura ^^
la taille, et Tentrée du pied.
Trois grosses : le bras, la cuisse et le gros de la jambe • Trois déliées : les doigts, les cheveux et les lèvres. Trois petites : les tetins, le nez et la teste.
Sont trente en tout.
Il n'est pas inconvénient, et se peut que tous <^^ sis en une dame peuvent estre tous ensemble; m^^* il faut qu'elle soit faite au moule de la perfectioc^ f car de les voir tous assemblez^ sans qu'il y en a^^ quelqu'un à redire et qui ne soit en défaut^ il n'e^' possible. Je m'en rapporte à ceux qui ont veu de belles fenounes^ ou en verront, et qui voudront estre soigneux de les contempler et essayer, ce qu'ils en sauront dire. Mais pourtant encores qu'elles ne soyent accomplies ny embellies de tous ces poincts, une belle fenune sera tousjours belle, mais qu'elle en ayê la moitié, et en aye les joints principaux que je viens de dire : car j en ay veu force qui en avoyent à dire
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plus de la moitié » qUi estoyent très-belies et fort aymables; ny plus ny moins qu'un bocage est trouvé toasjours beau en printemps^ encores qu'il ne soit remply de tant de petits arbrisseaux qu'on voudroit bien; mais que les beaux et grands arbres touffus paroissent^ c'est assez de ces grands qui peuvent esfouffer la deffectuosité dès autres petits.
M. de Ronsard me pardonne^ s'il luy plaist; jamais sa maistresse^ qu'il a faitte si belle^ ne parvint à cette beauté^ ny quelqu'autre dame qu'il ait veu de son lexEips ou en ait escrit, et fust sa belle Cassandre^ qui je sçay bien qu'elle a esté belle, mais il l'a déguisée d'un faux nom; ou bien sa Marie, qui n'a jamais au- *r^ nom porté que celuy-là, quand à celle-là; mais il ^^t^ permis aux poètes et peintres dire et faire ce qu'il l^ttr plaist^ ainsi que vous avez dans Rolland le Fu- ''i^ux de très-belles beautez descrites par l'Arioste , ^'Alcine et autres.
Tout cela est bon; mais comme je tiens d'un très-
S^^nd personnage, jamais nature ne sauroit faire une
f<^ixune si par&itte comme une âme vive et subtile de
H^^lque bien-disant, ou le créon * et pinceau de quel-
^«e divin peintre la nous pourroyent représenter.
^le ! les yeux humains se contentent tousjours de
^^ir une belle femme, de visage beau, blanc, bien
fcit: et encor qu'il soit brunet, c'est tout un; il vaut
iJen quelquesfois le blanc, comme dit l'Espagnole :
banque io sia morisca^ no sojr de menas preciar;
€ encor que je sois brunette, je ne suis à mespriser. »
Aussi la belle Marfise era brunetta alquanio\ Mais
i, Créon^ crayon. — 2. Était un peu brunettc.