Vojez Collenuccio, au commencement da livre IV
2. Marguerite de Glermont-Tallart, fille de Bernardin de Cler« moat, TÎçDmte de Tallart; sa soeur Louise fut mariée en secondes noces à Antoine de Crussol, duc d'Uzès.
3. EscaldiUives ^ échauffantes; de l'italien scaUare ou de l'espagnol escaidoTj échauffer.
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froid? Dont ne ikut douter que telles compositions, en remettant et entretenant leur débile estomach^ ne feicent encor autre seconde opération sous bourre , qui les eschauffent dans le corps et leur causent quelque chaleur vénérienne , qu'il fiaiut par amprès expulser par la cohabitation et copulation , qui est le plus souverain remède qui soit, et le plus <nndinaire, sans y appeller autrement l'advis des médecins, dont je m'en rapporte à eux. Et qui meilleur est pour elles , est : qu'estant aagées et venues sur les cinquante ans^ n'ont plus de crainte d'engroisser, et lors ont plainière et toute ample liberté de se jouer et recueillir les arrérages des plaisirs, que, possible, aucunes n'ont osé prendre de peur de l'enfleure de leur traistre ventre : de sorte que plusieurs y en a-il qui se donnent plus de bon temps en leurs amours despuis cinquante ans en bas, que de cinquante ans en avant. De plusieurs grandes et moyennes dames en ay-je ouy parler en telles complections, jusqu a là que plusieurs en ay-je cogneu et ouy parler^ qui ont souhaitté plusieurs fois les cinquante ans chargez sur elles^ pour les empescher de la groisse^ et pour le faire mieux , sans aucune crainte ny escandale. Mais pourquoy s'en engarderoyent-elles sur raage?yous diriez qu'après la mort aucunes ont quelque mouvement et sentiment de chair. Si faut-il que je &ce un conte, que je vais faire.
J'ay eu d'autres fois un frère puisné qu'on appelloit le capitaine Bourdeille^ l'un des braves et vaillants capitaines de son temps. Il faut que je die cela de luy^ encor qu'il fust mon frère ^ sans offenser la louange que je luy donne : les combats qu'il a faits
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aux guerres et aux estaquades en font foy; car c'estoit le gentilhomme de France qui avoit les armes mieux en la main : aussi l'appelloit-on en Piedmont Tun des Rodomonts de là* U fut tué à l'assaut de Hedin, à la dernière reprise.
U fut dédié par ses père et mère aux lettres; et pour ce il lut envoyé à l'âge de dix-huict ans en Italie pour estudier, et s^arresta à Ferrare, pour ce que madame Renée de France^ duchesse de Ferrare, aymoit fort ma mère; et pour ce le retint là pour vacquer à ses études^ car il y avoit université. Or^ d'autant qu'il n'y estoit nay ny propre, il n'y vacquoit guiànes, ains plustost s'amusa à faire la cour et Tamour : si bien qu'il s'amouracha fort d'une damoiselle françoise veuf^e, qui estoit à madame de Ferrare, qu'on appelloit madamoiselle de La Roche, et en tira de la jouissance, s'entre-aymant si fort l'un et 1 autre, que mon frère, ayant été rappelle de son père, le voyant mal propre pour les lettres, fallut qu'il s'en retoumast.
Elle qui l'aymoît, et qui craignoit qu'il ne luy mésadvint , parce qu'elle sentoit fort de Luther, qui v<^oit pour lors, pria mon frère de l'emmener avec luy en France, et en la cour de la reine de Navarre, Marguerite \ à qui elle avoit esté, et l'avoit donnée à madame Renée lorsqu'elle fut mariée et s'en alla en Italie. Mon frère, qui estoit jeune et sans aucune considération', estant bien aise de cette bonne compagnie, la conduisit jusques à Paris, où estoit pour lors la reine, qui fut fort aise de la voir, car c'estoit