‹ Œuvre complètesChapitre 121 sur 267 · Nettier^ rendre net, nettoyer · texte numérisé non relu

Nettier^ rendre net, nettoyer

4. Cest-à-dire : et ce que Moïse fit de sa verge, et autant que fit monsieur sainct Michel....

BARTHÉLEMT D'ALVIANO. 497

et gens de guerre ont faict par de beaux combatz et exploitz qu'ilz ont faict, comme je les nommerois bien y et comme fit ce brave Alviano en plusieurs belles occasions qu'il chercha de luy-mesme, ou que d ailleurs se présentarent à luy ; et mesmes à labattaille de Ibrignan, où ne pouvant arriver (estant général des Vénitiens, liguez avec nostre roy pour lors) avec son infanterie et tout le reste et attelage de son armée, prit l'eslite de sa cavallerie, et par une grande cavalcade arriva sur les dix heures du matin, ainsi qu'on estoit aux mains ^ ; et bien à propos, car il n'y a si grandz capitaines ny si vaillans hommes de guerre, voyant arriver à l'improviste nouveau secours inopiné, qui n'en prenne l'allarme et ne s'en estonne, voire ne branle.

Aussi dict-on de luy que c'a esté le premier qui, par sa grande vigilance et dilligence, a esté invanteur des grandes courvées et cavalcades de guerre, pour aller de bien loing rechercher son ennemy dans son camp et ses loges*, ainsi que fit le brave IM. de Nemours en la reprise de Bresse, dont j'en parle en son lieu.

Le premier commancement dudict Alviano, de sa guerre, fut lorsqu'il alla trouver; avec aucuns de ses braves compaignons et capitaines des Ursins, le grand capitaine Gonsalvo à Naples; où, s'y estant* jette et ressarré, pour ne pouvoir bien tenir la campaigne contre nos braves François, se voyant renforcé par ces nouvelles forces survenues, dresse un' armée de neuf cens

i. Voyez Guichardin, Ht. XII, et le Loyal serviteur^ ch. 60.

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