‹ Œuvre complètesChapitre 122 sur 267 · s'agit ici de Gonzalye · texte numérisé non relu

s'agit ici de Gonzalye

hommes d'armes et mille chevaux légers, et neuf mil' hommes de pied, se met aux champs et plus n'aregarde à la deffencive comme paradvant, ains du tout à roffencive; et despiris nos affaires allarent par delà très mal.

Voylà ce que nous valut ceste fois Alviano avec ses trouppes et sa personne, qui, estant fort jeune et tout fœu, fit rage en ceste guerre ; ce que très mal recognut le grand capitan envers luy après, qui*, s'estant mis à faire la guerre aux Florentins, Gonsalvo les vint secourir contre luy, très mal recognu du service passé, que j'ay dict, vers Naples * : grand' ingratitude pourtant!

Or, pour venir à la fm dudict Alviano, après plusieurs beaux faictz et services à la seigneurie de Venize, ainsi qu'il estoit sur les dessaings de retirer' Bresse et Véronne, comme il l'eust faict, n'en faut doubter, luy vint une malladie d'un flux de ventre qui l'emporta, n'ayant pasattainct encor soixante ans. Les Vénitiens le regrettarent fort, et tous les soldatz de l'armée encores plus, qui, ne sepouvans saouler de s'en ressouvenir de luy, retinrent son corps vingt-cinq jours durant près d'eux, tousjours en l'armée, ainsi qu'elle marchôit, l'accompaignant tousjours d'une pompe funèbre et triste pour le conduire en toute seureté jusques à Venize, afin qu'il ne luy fust faict aucun outrage, à luy, dis-je, que ses ennemis, aucuns mal discrets, eussent voulu s'en vanger. Et ainsi q^e

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