‹ Œuvre complètesChapitre 139 sur 267 · Clément VII · texte numérisé non relu

Clément VII

3. Brantôme a pris ceci dans Vallès, f^ 289; mais il a arrangé à sa manière le récit de Tantenr espagnol.

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plus, luy donna une très belle et honneste famé, Christine de Dauemarc, Tune des belles et honnestes dames du monde, dont je parle ailleurs.

Voylà comme le sauf-H^onduict de l'empereur servit à ce duc, et celuy de Consalve mal au duc Valantin. Pourtant il n'y a que bien tenir sa foy, en quelque &çon que ce soit. Pour régner (comme disoit Caesar), c'est une grande tentation de la rompre, mais pour oster la vie à un pauvre diable desjà abbatu de la fortune, ou luy faire espouserune prison perpétuelle, comme vouloit faire le roy d'Aragon, et Gonsalye fit Daal, et y alla de sa réputation; car l'honneur d'ung grand capitaine, voire de tout autre, est un grand cas; et là où il* marche, il faut fermer les yeux à tout, si ce n'est qu'on veuille s'armer du dire que c'est raison, par la voulonté de Dieu, que qui rompt sa foy, on la peut luy rompre sans reproche, ainsi que ce Valantin fut fort touché de ce vice en son temps, en plusieurs endroicts, desquelz, sans en aUéguer tant, je ne diray que celuy qu'il fit au petit roy Charles VIIP en allant à Naples. Luy ayant juré et donné sa foy si invioUable, avec celle de son père le pape Allexandre [un autre grand parjure], la luy rompit et le quicta tout à plat. Un autre plus grand et plus énorme fit-il : c'est qu'ayant assiégé Astor, seigneur de Faence ', dans sadicte ville, et prise par composition « la vie et bagues sauves de luy et des siens, soubz umbre d'un bon traictement pour quelques joiu^, et après en avoir abusé et gasté vilainement, estant d'une extresme

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