Il, l'honnear
2. Astor Manfrediy seigneur de Faenza. Voy. Guichardin, liv. V.
218 GRAJNBS CAPITAINES ESTRANGERS,
beauté et jeune garçon, i^ le fist secrettement mourir, et plusieurs autres des siens. Quelle vilainie! Bajazet', ayant pris Constantinoble, après avoir abuzé et violé rimpératrix et ses fUles, et prostituées à d'autres, les fit aussi mourir meschamment'.
Voylà comme il en prit à ce Valantin; car ayant Jtant de fois rompu sa foy aux uns et aux autres, Dieu voulut qu'on luy en fist de mesmes. Et croy que sa vie eust couru fortune, ce me dist une fois un vieux bon homme, maistre de la poste de Medina-del-Campo, lequel, m'en monstrant la rocque où avoit esté emprisonné ledict Valantin', et sarré fort estroictement, me dist : Senor^ por aqui se salvo Caesar Borgia por gran milagro^. Comme de vray ce fut un grand miracle, car s'en estant subtillement dévallé par uoe corde de ce grand précipice, il s'enfuist au réaume de Navarre, vers le roy lehan* son beau-frère; et grand cas aussi de s'estre ainsi sauvé par le beau mitan de toute la Castille. Toutesfoîs, ledict maistre de poste me dist que quelque sien esprit famillier y avoit opéré, tenoit-on pour lors en Castille,
Estant donc en Navarre comme désespéré, le roy Louys XII* ne le voulant recevoir plus, pour ne desr plaire au roy d'Aragon, et qu'il estoit mal content de luy, il se mit à faire la guerre contt'e l'Espaignol au