‹ Œuvre complètesChapitre 156 sur 267 · Voyez Plutarque, Fie de Brutus^ ch · texte numérisé non relu

Voyez Plutarque, Fie de Brutus^ ch

4. Jean Prévost, baron de Sansac, chevalier de I^ordre dn roi, capitaine de cinquante hommes d'armes. Il avait épousé en i 547 Louise de Montberon, proche parente de la femme d'André de Bourdeille, frère de Brantôme, qui lui a consacré un article.

L£ MARESGHAL D'ESTROZZE. 241

dans les histoires; car autres modes, autres formes de guerre, sont aujourd'huy qu'alors; mais pourtant la pratique de force invantions anciennes et force finesses et stratagèmes et subtillitez n'est point mauvaise^ qui* les sçait bien faire valoir en temps et lieu. J'en attéguerois force que nos capitaines de nos temps ont emprumptez des anciens, et les ont renouvellées et mises en œuvre ; mais je serois trop long, et ce discours doit être mis à part, car il faut qu'il soit ample et long. Je le remetz au chapitre que j'espère de faire touchant les stratagèmes et astuces militaires '.

Pour plus grande preuve que j'aye jamais veu de mondict sieur le mareschal, (pour ne l'avoir jamais conversé, car j'estois trop jeune quand il mourut), de son sçavoir, c'a esté les Commantaires de Cœsar qu'il avoit tournées de latin en grec, et luy-ipesmes escrites de sa main , avec des commantz ' latins, adi- , tiens et instructions pour gens de guerre, les plus belles que je vis jamais, et qui furent jamais escrites. Le langage grec estoit très beau et très éloquant, à ce que j'ay ouy dire à gens très sçavans qui l'avoient veu et leu, comme M, de Ronsard et M. Daurat *, s'estonnans de la curiosité de cet homme à s'estre amusé de faire ceste traduction, puisque l'original estoit si éloquant latin, et disoient le grec valoir le latin. Voylà ce que je leur en ay ouy dire, car j'entendz autant le

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