Cette chronique, Brantôme le dit lui-même neuf lignes
i90 GRANDS CAPITAINES FRANÇOIS.
main droicte, et en la senestre son grand sceptre impérialy et sur sa teste une riche couronne d'or à Timpérialle, garnie de force pierreries, contrefaisant ainsy bravement de Tempereur de Constantinople , selon que le pape Tavoit ainsy créé , et que tout le peuple d'une voix le crioit empereur très auguste.
Qui voudra sçavoir mieux toute la cérimonie de ceste belle entrée, lise Guaguin * où ell' est fort bien au long descrite ; et comme les belles et grandes dames du pays et de la ville paroissoient aux rues et aux places principales, belles et si bien ornées de la leste et du corps, qu'il n'y avoit rien si beau à voir à nos François nouveaux, qui n'avoient veu les leurs de France si gentilles ny en si belle parure : lesquelles en passant présentoient au roy leurs jeunes enfans, et le prioient de leur donner l'ordre de chevallerie de sa propre main, réputant à grand honneur et bonne fortune ; ce qu'il ne refusoit point* tant pour les gratiffier
plus bas, est celle de Gaguin et de ses continuateurs; mais ici y comme pour P. Jove , ce n'est pas du texte latin qu'il s'est servi, mais bien d'une traduction française, de la seule qui existe, celle de Pierre Desrey, qu'il a souvent copiée textuellement. L'édition que nous en avons sous les yeux, et à laquelle nous renverrons pour les passages cités ou empruntés par Brantôme, est intitulée : La mer des cronicques et mirouer hjrstonal de France y jadis composé en latin par frère Robert Gaguin et nouvellement tiorduit. Paris, 1536, in-fol. gothique. Cette traduction va plus loin que le texte de Gaguin, qui n'a que dix livres. L'entrée de Charles VÎU à Naples s'y trouve racontée au liv. XI, fol. 215 et suivants.