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Voyez tome I, p

3. Far, Aujourdhuy nous n'avons point ces cérémonies d'ambition, car en mourant vaillamment Ton est assez créé honorablement chevallier. (Ms. 6694, fol. 122, r» et v".)

LE ROY CHARLES Vin. 313

lade), qui y venant puis après au combat, au lieu de bien faire et bien combattre, il s'enfuyoit à bon escient de la bataille, ne faisant rien qui vaille* ; et voylà une chevalerie et une accoUade bien employée! Et c'est pourquoy, disoit M. de Sansac, qu*il estoit bien meilleur cent fois et plus honnorable de se faire créer chevalier après la bataille, aiant très bien combatu et faict bien le devoir de chevalier, ainsy que le roy François I"'' voulut estre faict chevalier de la main du brave M. de Bayard après la battaille des Suysses ; et comme de nostre temps fut faict M. deXavannes', chevalier, tant de l'honneur que de l'ordre' du roy Henry, après la bataille de Ranty, comme j'en parleray en son lieu^. Force autres ont esté ainsi créez comme je le discourrois bien ; mais cela seroit trop long, et aussi qu'aujourd'huy l'on se dispense assez d'ailleurs pour se faire chevaliers, que les moindres se créent d'eux-mesmes assez sans aller au roy; si qu'il se peut dire qu'il y a aujourd'huyplus de chevaliers telsquelz et de dames leurs femmes, que jadis n'avoit d'escuyers ny de damoiselles : tant est grand l'abus parmy la chevalerie.

i . Far, Au lieu de bien fayre et bien mener les mains qu'il s*enfuiyoit tout à trac, fort poltronnement. (Ms. 6694, f"* 122, v^".)

2. Gaspard de Saulx de Tavannes, maréchal de France. — Brantôme lai a consacré un article.

3. L*ordre de Saint-Michel. Ta vannes s'était dbtingué au combat de Renty (1 554).

4. Far, Ck>mme j'espère en parler en son lieu. L'on en discourra là dessus comme l'on voudra^ le subject en est très ample. Pour retourner encor à nostre grand roy Charles, je trouve une très-grande faute, avecq Tadvys de plus grands que moy, comme je les en ay ouy discouryr, que firent.... (Ms. 6694, fol. 122, v**.)

3i4 GRANDS CAPITAINES FRANÇOIS.

Pour revenir encor à nostre grand roy Charles^ il faut notter une grand' faute que firent ce jour là (comme je tiens de plus grands que moy), tant de bons capitaines qui estoient avecluy, et seigneurs, qui estoient messieurs les . maréchaux de Gié, de Rieux , de la Trimouille, de Ligny *, de Pienne, le bastard de fiourbon, et force autres * : que le roy estant hay et cherché de ses ennemis tout ce qu'il se peut et qui luy en Youloient plus qu'à pas un, tant pour sa générosité, son ressentiment, que pour asseurauce et créance qu'ils avoient conceue entr' eux que, le roy pris ou mort, tout estoit perdu pour la France et tout gaigné pour eux, et qu a celuy il falloit du tout hasarder et donner, envoyèrent un trompette ou hérautpour, soubs faintise de demander quelque seigneur vénitien prisonnier, et soubs telle umbre espier et adviser bien et remarquer les signes que pourroit bien avoir le roy, pour le recognoistre et le charger. Ce qui fut aisé au trompette ; car estant mené vers le roy il le recogneut par ses armes, son habillement de teste, sa cotle d'armes, son cheval, ses bardes, jusques à la prise à sa place de bataille ; et ainsy rapporta bonne langue, telle que Tennemy la désiroit ', si bien que, sur son

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