‹ Œuvre complètesChapitre 201 sur 267 · Var. Maximus vir et rex. (Ms. 6694, fol. 123, v · texte numérisé non relu

Var. Maximus vir et rex. (Ms. 6694, fol. 123, v

faire et poursuivre jusques à son plus beau période, puisqu'il s'estoit offert pour la chrestienté et le nom (le Dieu.

L'Italie ne le plaignit pas : aussi le poète Faust us ^ disoit que ses victoires et faicts belliqueux estoient autant de belles marques et enseignes, qu'il appelle vera stigmata} proprement en latin, sur le front des Italiens, qui jamais n'en tomberoient.

Cela est assez commun, comme j'ay dict, que le roy son père ne voulut jamais qu'il apprist mot de latin, sinon celuy QvU nescit dissimulare nescit regnare ; aussi Tapprist-il bien et le praticqua , mais d'autre meilleure façon que son père, qui le toumoit à mal et le fils à bien, tellement qu'il se lit dans la Cronique d'Anjou', que lorsqu'il entreprist son voyage de Naples il y eut force ambassadeurs d'Italie qui allèrent vers lui pour le requérir humblement (ainsi parle la cronique); il leur fit responce en telle sage et douce ambiguité, qu'ils n'eurent cause d'au-

i . Scilicet et pauco lassus cum milite Carlus Innumera exterris agmina stravit agris;

Hostibus et pressis patrium remeavit in orbeni. Haec nuinqne tx. latia styginata fronte cadent.

(Pnblii Fausti Andrelini Foroviliensis, regii poetse laureati, Deobitn Caroli octavi deploratio; ejusdemde eodem ad GuidoDem Rupifortém epistola.) Paris, iî505, in-4* (fol. 14, v»). Ce paragraphe et le suivant sont encore pris dans Bourdigné, fol. 180, v*.

2. Var. Étoient stigmatez oa pour mieux parler de vraies enseignes et marques sur le front des Italiens qui jamais n'en tumheroient. Il se trouve par escript que le roy... (Ms. 6694, fol. 124 .)

3. (Voyez Bourdigné, fol. 180, v«) que Brantôme a mal copié ici, car les ambassades italiennes vinrent trouver Charles, non point à son départ, mais à son retour, à Verceil.

cune suspicion ny de hayne contre lui, ny aussi apparence ou promesse d'amitié. Dont après, trop plus que devant le craignirent, cognoissant par ses eflects qu en lui estoit toute générosité, vaillance et gentiMesse, et par ses dictz, qu'il estoit garny de sens et de prudence. Ainsy parle la cronicque *.

Il fit pourtant une grand' faute quand il livra les pauvres et valeureux Pysans aux Florentins ", qui' dirent puis après pour cela Dieu l'en avoir pimy et osté si viste de monde, et par une mort si subite. Les chrestiens, au moins aucuns, ne l'appreuvent point, pour n'avoir loisir de se recommander à Dieu ; Caesar, au contraire, qui tenoit la mort la moins opinée et préveue la plus heureuse. C'est une belle question pour disputer.

L'on parla fort diversement du genre de la mort de ce grand roy. Aucuns la disoient d'im catarre ou apoplexie, à laquelle il ne pouvoit estre subject veu sa complexion débille et son naturel point y adonné : car il n'estoit gros, gras ny replet; et telles gens y sont subjects. Aucuns disoient qu'il avoit eu le boucon italiano^ d'autant qu'il menaçoit fort encor l'Italie, et le craignoient; aucuns, qu'il n'avoit pas bien accomply la volonté de Dieu à ne punir et réformer les prélats et gens d'église en leurs abus et inso-

i • Var, Voillà ce qu'en dist cest aatheur et trouve par là que la dissimulation n'en estoit point vitupérable comme celle du feu roy son père qui ne faisoit que faire mal et emploioit sa dissimulation à cela. Tesmoing son frère le ducdeGuienne,...(Ms. 6694» P 124, t*.) Voyez la suite, p. 329, note 3.

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