Brantôme lui a consacré quelques lignes^à part
5.. Jples Brancaccio. Il commanda des bandés italiennes au service du roi, pendant les guerres de religion. Voyez d'Aubigné, Hist. uniperseile, édit. de f 626 , année 1 563, 1. 1, col. 246 et 253.
lette en France, nacquetté les trésoriers de TEspargne sur quelque cliétive pention qu'on luy donnoit (il en estoit payé à demy, comme je Tay veu), il fit requérir dôm Joan d'Austrie de sa grâce au roy d'Espagne, qui la luy donna ; et, s'estant retiré à Naples, il se mit si bien en grâce avec dom Joan pour les belles et bonnes parties qui estoient en luy, qu'il paracheva ses jours plus heureusement que les autres bannys.
Je ne parle point du duc d'Atrie ', de ceste grande ancienne maison d'Agua-Viva ; car, par le moyen de son beau-père, le prince de Melfe, il fut bien ; non pas tant qu'il méritoit, car c'estoît un fort honneste seigneur, et laissa de luy deux fort belles et honnestes filles : l'une fut religieuse; l'autre fut mademoiselle d'Atrie ', long -temps nourrie fdle à la court de la reyne mère et reyne* de Navarre, qui l'aymoient et l'assistoient bien tousjours. Elle fut l'une des honnesteSi^ belles et sages, des meilleures et des plus dévottes de la court, et qui, par sa bonté et douceur, se faisoit autant aymer et honnorer ; et puis espousa M. le conte de Chasteau-Vilain^ qui avoit de beaux et grandz moyens^ et luy en laissa après sa mort, avec d'honnestes enfans, tant filz que filles ; et demeura vefve fort jeune sans se vouloir remarier, s'adonnant du tout aux dévotions et à servir T)îeu quasi ordinairement, et à la belle instruction de aes enfants. Belle vertu, certes, â qui la peut ainsi exercer! C'est assez demeuré^ en ceste digression, car je pense en avoir
i . Jean-François^' Aquaviva-d'Aragon , duc d'Atrie , marié à Camille Caraccioli, fille de Jean Caraccioli, prin^ de Melpiie.