‹ Œuvre complètesChapitre 216 sur 267 · Brantôme lui a consacré un article · texte numérisé non relu

Brantôme lui a consacré un article

au lieu de les soustenir et secourir, ceste belle réserve fuiroient à bon escient^ en s'excusant que, voyant tout en route et deffaicte, il falloit sauver le reste et ne le mettre à la boucherie et à l'abandon; comme de vray, s'il eut mal basté au roy, ne faut douter que les ennemis victorieux, et aiant doublé leur cœur, qu'ils n'eussent eu bon marché et composition de madame l'advant-garde par après. Pour le moins devoit-il, ce brave mareschal, débander quel- . ques légères troupes pour renforcer les pauvres combattans et donner autant de frayeur à l'ennemy.

Yoylà ce qu'en disoit ce grand M. de Guise : aussi désaprouvoit-il fort cedict secours de réserve, et n'en usa jamais, non plus que ce grand M, l'Admirai^ en tant de batailles qu'il a donné. Nostre grand roy d'aujourd'huy en usa à la bataille d'Yvry ; mais ce fut par Tadvis de M. le mareschal de Biron, qui le conduisit luimesmes.

Les Espagnolz firent telles réserves à la bataille de Pavye et à la bataille de Cerizolles, comme j'en parle ailleurs*. Aucuns disent que cela sert^ aucuns disent que non ; comm' il arriva à ces deux batailles de l'Espagnol : estant l'opinion dudictM. de Guise qu'il faut que tout le monde coml>atte ce jour soUemnel de bataille, et que nul ne le chaume, sans avoir les mains liées.

Le mareschal Qn dict et se lit que M. le mareschal de Rieux, très deRieux». ^^^ ^^ vaillant capitaine, et de belle et noble race,

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