‹ Œuvre complètesChapitre 220 sur 267 · Voyez tome I, p. 419, note · texte numérisé non relu

Voyez tome I, p. 419, note

frère avec deux cens mille ducats ' et force bagues et joyaux qui montoient à fort grand prix, fut pris en cliemin et mis entre les mains des Vénitiens ; ausquels aussi tost le roy Louis XIP manda qu'ils eussent à lui rendre (car ils en faisoient quelque refus), non-seulement lui , mais ses trésors^ et surtout l'espée du feu roy Charles VHP, que son grand escuyer portoit devant lui en toutes ses entrées ; laquelle fut prise à la battaille deFomoue, dont ils en faisoient leur parade et trophée*, autrement qu'il leur feroit bien ren(te à main armée. A quoy les Vénitiens obéirent aussitost et la lui renvoyarent '.

Quel brave cœur de roy de s'aller formaliser de ceste espée, et non pour le prix de la pièce, qui ne pouvoit valoir beaucoup, mais pour oster cet avantage aux Vénitiens de s'en prévaloir en leur trésor, et la monstrer pour l'advenir à un chacun en signe de triumphe et de grand' conquesle J Voyez comme, le temps passé, l'on se formalisoit de telles choses 1

Si ceux qui desrobarent, il y a quelque temps*, à la

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