Var. Cent raille ducas (ins 6694, fol
2. La phrase suivante est biffée sur le ms 6694 : c Ensemble des saintes reliques des roys ses prédécesseurs, qu'un de ses valets de chambre, la nuict, fut dévalisé. »
3. En 1500. Ceci est tiré du Panégyrique de la Trémoille, par J. Bottchet, ch. XIX. — Cf. Guichardin, livre IV,
4. « Le mardy 10* jour de may (1575), la nuit, fut dérobbée la vraie croix estant en la Sainte Chapelle du Palais, à Paris ; de quoy le peuple et toute la ville furent fort esmeus et troublés, et s'esleva incontinent un bruit qu'elle avoit esté enlevée par les menées et secrettes pratiques des plus grands du roiaume, mesmes db la roine-mère, que le peuple avoit tellement en horreur et mauvaise opinion, que tout ce qui advenoit de malepcontre, lui estoit im-
Saincte-Chapelle à Paris, le bois de la vraye croix et le chappeau d'espines, et le portarent vendre ou donner aux Vénitiens, comm' on dit qu'il est vray, (trésor certes très inestimable, apporté et donné de ce bon roy sainct Louys), firent bien ou mal, je m'en rapporte; mais pourtant viendra, possible, un roy qui la voudra repéter à l'amiable, ou du tout à la force, estant un trésor et joyau plus débattable que l'espée de nostre petit et brave roy Charles. J'estoislors à la cour quand cela arriva; je n'en diray plus autre chose.
Que fist-il de plus, ce grand roy Louys XIP? Il envoyé un' armée à Naples, soubs la conduite de M. d'Aubigny, qui en peu de temps la reconquist ; mais sa bonté, et la fiance qu'il eust en la foy un peu trop légère du roy Ferdinand*, la lui fit perdre, comme cela se treuve assez dans les histoires. Nonobstant^ aiant bandé contre lui le pape Jules II, par trop ingrat des biens faicts qu'il avoit receus de lui, les Espagnols et Italiens aussi contre lui, il ne s'en estonna autrement ; et, ne pouvant aller en son armée, comm' autres fois, à cause du déclin et foiblesse de ses jours, leur faire la guerre à outrance, la leur fit par ses lieutenans^ et mesmes par son nepveu Gaston de Foix, qui gaigna sur eux ceste sanglante bataille de Ravanne. Mais quel gaing fust-ce? un qui cousta aussi cher qu'eust faict un' autre perte. Et voylà où la for-
puté. Et disoit-on qu'elle ne faisoit jamais bien que quand eUe pensoit faire mal. La commune opinion estoit qu'on Favoit envoiée eu Italie pour gage d'une grande somme de deniers, du consentement tacit du Roy et de la Roine sa mère. » Journal de V EstoHe^ collection Michaud et Poujoulat, année 1575, p. 54* i . Ferdinand d'Aragon.
tune recommence son premier jeu et luy faîct ressentir ses vieux coups, comm' il fit encor contre Maximilian et le roy d'Angleterre, à la journée des Espérons, à Thérouanne, et de plus à Novarre*, où son armée là eut ceste grande venue*, soubs la conduicte de M. de la Trimouille ; encor vers le royaume de Navarre, où toute ceste grande armée s'en alla en fumée, et n'y peut remettre, quelqu' effort qu'il y fîst, le pauvre et brave roy Jehan', qui l'avoit perdu pour avoir esté par trop fidelle à luy et a sa couronne.
Que c'est que d'une personne, quand elle a esté une fois esbranlée de la fortune ! Quelque bon visage qu'elle luy face pour quelque temps, si retourne-elle le plus souvant à l'esbranler du tout : ny plus ny moins que Ton void un bel arbre quele ventesbranle et l'a à demy penché; vient quelque bon œconome ou hortolan*, qui le vient appuyer, et dure pour quelque temps , fet produict du fruict ; ma^is, à la longue, et quoy qu'il tarde, il tumbe tout à plat par terre.
Voyez de mesme nostre roy dont je parle : il fut au commancement fort assailli de la fortune, comme j'ay dict, puis en fut bien recueilly par après ; pour son comble, il en fut pis traicté que jamais, et ce sur son vieil aage, qu'il se vist frustré en un rien de ce qu'il avoît conquis et gardé si longuement, sans aucune espérance de revanche, car la vieillesse l'accabloit, et puis ses desroutes etdeffaictes, les unes après les autres.