‹ Œuvre complètesChapitre 229 sur 267 · M. D'ALEGRE · texte numérisé non relu

M. D'ALEGRE

Ce fust quasi un pareil dict du mareschal d'Àndrehan ^ à la bataille du roy Jehan', auquel le mareschal de Clermont^ reprochant qu'il avoit peur pour ne vouloir consentir à la bataille, il luy dict : a Je te a monstreray le contraire, Clermont; car j'auray plus « tost le bout de ma lance dans le corps de Tennemy (f que tu n'auras la tienne en l'arrest. »

De ce que devint M. d'Alègre, je m'en rapporte à m. d'Alègre*. ce que les histoires en ont escrit là dessus, qu'il y alla un peu du sien ; mais pourtant si a-il esté brave et vaillant capitaine et faict de beaux combats au royaume de Naples et en Lombardie, et ailleurs. £n celui-là il fut msdheureux, dont le roy Louys lui en fit très mauvais visage à son retour; mais M. Louys d'Ars rabilla tout ; et puis s'en alla mourir et chercher son cymetière fort honorablement à la bataille de Ravanne, ce qui rabilla tout le passé, il ne faut qu'une bonne ou malle heure pour l'homme. Il estoit taxé d'aller un peu viste en besogne.

M. d'Alègre', qu'on nommoyt messyre Yves d'A-

i . Amonly seigneur d'Andeneham, dit S Andrehan^ maréchal de France (435i), mort en 1370.

Page 1