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Voyez plus tiaut, p

seuré que puisqu'il avoit bien servi son prédécesseur, qu'il serviroit aussi bien le successeur. Toutesfois dans son âme ne Taffecta-iP point tant, ny carressale comme d'autres capitaines de ses compagnons ', mesmes comme M. de la Paliice et d'autres, que l'on peut cognoistre par les histoires, et comme je l'ay ouy dire à aucuns anciens; mais, parce qu'il estoit un grand homme de service, il luy faisoit tousjours bonne mine, estant ce grand roy de ce naturel^ de ne mescontenter nullement ses bons capitaines, à cause des grandes guerres qu'il faisoit et souffroit ; aussi s'en trouva-il bien.

Si né fust-il trop content dudict M. de la Trimouille après sa desroute de Novare*, et de l'appoinctement qu'il (it à Dijon avec les Suisses, que le roy désapprouva; et pour le commancement ne le voulut point tenir, toutesfois après avoir bien pesé le tout, et que pour chasser son ennemi il ne faut nullement espargner un pont d'argent, quoyqu'il aille un peu de l'honneur \ Les advanturiers françois en Brent une chanson qui commance ainsy :

« Holà ! holà ! dict la Trimouille, Le roy est-il vostre amy?

— Ouy, ouy, mon capitaine, Car il n'est pas nostre ennemy.

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