‹ Œuvre complètesChapitre 28 sur 267 · En · texte numérisé non relu

En

k. GozzOf au N. 0. de Malte.

kO GRANDS CAPITAINES ESTRATVGERS.

France, par la faveur du prince de Salerne, qui s'estoit révolté, Dragut le chargea et luy donna la chasse, et luy prit cinq de ses gallères chargées de gens de guerre, mesmes d'Allemans que conduisoit Alliprant Madruzze, jeune homme, filz de celuy que j'ay dict cy devant*, et nepveu du cardinal de Trente, là où il moiUTit fort regretté de l'empereur. Il y avoit aussi force plattines'et saumons d'argent à battre monnoye à Naples pour la solde des soldatz qui venoient d'Espagne. Outre cela, il en fut mis deux à fondz; et fallut que André Dorio se sauvast à l'Elbe*.

Voylà comment il en prit audict André Dorio, duquel c'est assez parlé ; car Paulo Jovio ne l'a point nullement oublié dans son histoire, car il en faict plusieurs et divers et fort beaux discours; mesmes n'oublie ce beau combat devant Naples*, lequel certes il descrist très bien, et en dict de gentilles particularitez et fort agréables, jusques à nommer les gallères nom par nom, tant françoises que espaignoUes, que j'ay veu aussi dans l'histoire espagnoUe'.

Si diray-ie encore ce mot de luy. Un des bons et grandz services que fit jamais André Dorio à la chrestienté et à l'empereur, fut quand Solyman vint devant Vienne la première fois; et Tempereur allant à rencontre avec ses forces, André Dorio s'advisa de son

i . Voyez t. I, p. 346 et suivantes.

Page 1