I^ gouverneur de la province
i. Manrique de Lara, duc de Najara , vice-roi de Valence , né le 10 avril 1333, mort le 5 juin 1600.
3. Bernard Manrique, marquis d'Aguilar, grand-chancelier du royaume de Castille.
a Cela faict, vostre roy , IIP de mon nom, s'en ira a k Madrid, à Sainct-Hiérosme, où se faira ma neuf- « vaine , et ma fille avec ma sœur s'enfermeront penadant ce temps aux Cordelliers. Et vous, prince, «oultre ce que je vous ay autresfois dict, que vous a ayez beaucoup de soing de vostre sœur, qui estoit a tout mon amour et la lumière de mes yeux , tenez a la république en paix ; donnezJuy de bons gouvera neurs , rëcompançant les bons et chastiant les mau- « vais.
a Je veux que le marquis de Montdalard^ sorte de <K la prison en laquelle il est, et demeure libre, à la « charge, qu'il n'entrera point à la court.
« L'on pourra aussi délivrer la femme d'Anthoine « Ferez' et luy rendre son bien, à la charge qu'elle se « retirera dedans un monastère, et que ses filles n'héri- « teront que de la part de leur mère.
a Je pardonne à ceux qui ont esté pris pour la ff chasse, et à ceux qui seront condempnez à mort par « faute d'avoir un pardon du roy. »
a Sa Magesté demanda le dernier embrassement à ses enfans, leur disant qu'ilz s'allassent reposer. Au sortir,
i, D'Aubigné l'appelle avec raison, mais en orthographiant mal son nom, le marquis de Montdegear : c'était Louis Hurtado de Mendoza, marquis de Mondejar, mort en 1604.
2. Antonio Ferez, dont il sera longuement parlé plus bas , ministre de Philippe II, né en 1539, mort en 1611. Il fut disgracié lorsque furent découvertes ses relations intimes avec la maîtresse du roi, Anne de Mendoza, princesse d'Eboli, femme deRuy- Gomez de Silva, puis arrêté avec elle le 28 ou 29 juillet 1579. Sa femme, Juana Coello et ses sept enfants restèrent en prison jusqu'au mois d'avril 1599. Voyez plus loin l'article de don Juan d'Autriche.
le prince dist à Christophe de Mira* : « Qui est-ce qui « tient la clef maistresse* ? — C'est moy, monseigneur, a respondist-il. — Donnez la moy, dist le prince. « — Vostre Altesse me pardonnera (dist Christophe « dy Mira); c'est la clef de confiance. » Sur cela, le prince dist : a C'est assez. » Et entra en sa chambre, et dom Christophe retourna au roy , lequel il trouva un peu allégé, et luy dist : «Sire, Son Altesse m'a « demandé la clef maistresse, et je ne luy ay pas voulu « donner sans le congé de Vostre Magesté. » Le roy lui respondist : « Vous avez mal faîct. »
(c II luy arriva après un autre paroxisnie, et demanda rextrém' onction, laquelle l'archevesque luy donna. Il commanda qu'on tirast un cruciffix qui estoit gardé en un cofFre , par ce que c'estoit celuy avec lequel mourut son père, et voulut aussi mourir avec iceluy.
M Après que Sa Magesté eust eu l'extrêm' onction, Son Altesse voulut le revenir voir ; et lors dom Christophe entra , et mettant le genouil en terre , présenta à son Altesse la clef, laquelle elle prit, et la donna au marquis de Dévia •; et sur ce poinct le roy luy dist : a Je vous recommande dom Christophe pour le meil- «leur de mes serviteurs que j'ay eu, et vous recoma mande aussi les autres afin que vous en ayez soing. »