‹ Œuvre de la Tempérance de la paroisse St. Jacques de Montréal [microforme]Chapitre 7 sur 9 · LECTURE TEMPERANCE · texte numérisé non relu

LECTURE TEMPERANCE

: DOCTEUR DAGENAIS.

M. le Curé, … Mesdames et Messieurs,

Un célèbre écrivain anglais a dit: On a tort d’accuser de fanatisme ceux qui s’efforcent de répandre les principes de la tempérance; car les motifs de leur conduite sont basés sur les lois les mieux établies de l’hy-

‘giène, sur le bien-être de la société, sur la conservation individuelle, sur les besoins de l'humanité souffrante; sur ce qu’il y a de plus

noble:dans le patriotisme, de plus généreux

En de

dans la Philanthropie, de plus pur et de plus excellent dans le Christianisme. ” Aussi Œuand on examine les TavVages immenses

dans ce combat contre l'imtempérance, que Je me suis rendu aux désirs du Réd. M.

Vacher, le zélé directeur de la société de tempérance de la Paroisse St, Jacques, et

effets désastreux des boissons sur l'organisme humain, En faisant passer rapidement sous VOS yeux le tableau des désordres et des mMaladies provoquées par l'usage immodéré de l'alcool, je m'abstiendrai autantque possible des termes techniques afin de me faire com- Prendre par tous; et quelqu'effrayant et Quelque pénible que vous trouviez ce tableau, je vous prie de croire qu'il n’én est

De.

Pur et de me. ” Aussi immenses liques dans yYS en par- | devoir de

X qui com-

C’est pour tte belle ontingent ance, que Réd. M.

ociété de cques, et ir sur les rganisme ent sous % des madéré de possible ire comyant et Z Ce ta- ’én est

pas moins véridique et réel. Ce n’est pas ma manière de voir, ni mes idées personnelles que je vais vous exposer sur ce sujet, mais celles des hommes les plus éminents qui ont étudié avec le plus grand soin les effets des boissons alcooliques sur la constitution humaine. Je vous citerai entre’autre le Dr. V. Magnan qui a fait un ovvrage sur l’ale: ‘’sme qui a mérité d’être couronné par l’A:::émie de Médecine de Paris, et le Dr. Jaccoud, dont les écrits font autorité aujourd’hui en Europe, et l’on peut dire dans le monde entier.

Dernièrement je lisais dans un Jourral ces paroles qui m'ont vivement frappé:

‘quand le rum entre dans une maison, il en chasse la paix, le bonheur et la prospérité.” L'écrivain aurait pu ajouter avec non moins de vérité: etla santé. L'usage Journalier des boissons enivrantes est si peu compatible avec la santé qu’il est presqu'impossible de voir un ivrogne complètement exempt de maladie: et cest un phénomène de voir un buveur arriver a

une gran(e vieillesse. Tous les cas de longévité dont nous parle l’histoire et que les Journaux nous rapportent ne se sont ren-

contrés que chez les personnes qui ont fait .

de la sobriété, la règle de leur vie. ‘Pour nous en/ ConVaincre nous n'avons qu’à jeter les Yeux autour de nous, et nous. verrons que tous nos vieillards ont toujours pratiqué la tempérance. Il n’est pas nécessaire d’être médecin pour constater les effets désastreux de l'alcool sur l’économie humaine ; il suffit de savoir observer, car ils se traduisent au dehors d’une manière évidente. Qui de vous n’a pas rencontré de ces malheureux adonnés à la boisson et n’a pas gémi en voyant dans leur physionomie, dans leur allure et leurs manières, les traces des maladies dont ils souffrent dans leur corps et dans leur intelligence. Leur démarche mal assurée, leur teint hâve et chétif, leurs yeux larmoyants, leur regard fuyant, tout annonce chez éux un état de dépérissement et de faiblesse générale. Le désordre dans leurs habits, leur malpropreté, les bouges

| : fi

PENC TIEN RE Fr PS ble

S cas de lonre et que les se sont ren-

qui ont fait, :

vie. Pour 18 qu’à jeter DUS . Verrons jours pratis nécessaire es effets dée humaine ; [s 8e traduiidente. Qui nalheureux as gémi en dans leur s des malar corps et narche mal iétif, leurs iyant, tout érissement ordre dans les bouges

+ sordides qu'ils fréquentent, montrent qu'ils

ont perdu tout sentiment de dignité et de respect d'eux-mêmes. Il ne leur reste que

juste assez d'intelligence et de volonté pour

se procurer de quoi satisfaire leur triste passion. Balzac dépeint en ces termes les ivro- L gnes de Paris: “ Quel est, dit-il, le flâneur qui n'a pas observé, aux environs de la grande Halle, à Paris, cette tapisserie humaine que forment, entre deux et cinq heures du matin, les habitués mâles et femelles

* des distillateurs dont les ignobles boutiques

sont bien loin des palais construits à Lon-

dres pour les consommateurs qui viennent

s'y consommer, mais où les résultats sont les mêmes ? Tapisserie est le mot. Les haillons et les visages sont si bien jen harmonie, que Vous ne savez où finit le haïllon, où commence la chair, où est le bonnet, où se dresse le nez ; la figure est souvent plus sale que le lambeau de linge que vousapercevez en analysant ces monstrueux personnages rabougris, creusés, étiolés, blanchis, bleuis, tordus par l’eau de vie.” Le Dr. Fonssa-

grives qui cite ce passage de Balzac ajoute : “ Ce tableau pourrait respirer un sentiment plus élevé de la dignité de l’homme, même quand il est dégradé par les excès, mais il .ne pourrait peindre plus dramatiquement la population de ces repaires à eau-de-vie que l’ou rencontre à chaque pas, et qui sont

autant d’excitations à l’ivrognerie. ” Et j'a

jouterai à mon tour, que cette description de l’ivrogne de Paris est bien celle de l'i:

vrogne de Montréal, qui lui, ne va pes à la distillerie chercher le poison qui le tue, entre deux et cinq heures du matin, mais qui se rend à l’auberge du coin, entre cinq et six heures pour faire sa provision de whiskey. Changez l'heure et le lieu, et le portrait sera parfait de ressemblance.

Pendant longtemps, les savants ont rangé les boissons spiritueuses dans la classe des aliments respiratoires, à côté de la fécule, des graisses, du sucre, Mais des recherches récentes ont démontré que l'alcool ne pouvait Pas servir d’aliment puisqu'il n’était pas decomposé dans l’économie, Lallemand,

1zac ajoute :

n sentiment mme, même Kcès, mais 1l atiquement eau-de-vie

et qui sont

1e.” Et j'adescription celle de l'i- Va p2s à la le tue, en- 1, mais qui re cinq et . de whiseu, et le ace.

ont rangé sse des alifécule, des erches réle pouvait l'était pas allemand,

fe

Perrin et Duroy ont prouvé de la manière

la plus convaincante que cette substance était

entraînée dans le torrent circulatoire sans subir de modification, et qu’elle était éliminée de l'organisme te Ces savants

trée.

dans le cerveau, dans le foie et les muscles.

démontré que l’alcoo!

rence dans certains

dans le foie et le cerveau.

même à faible dose, fait un dans l'organisme.

d'une quantité mod euses, les poumons 6

dant huit heures, et les reins torze, Sur le cadavre d’un

trente-deux heures après . litre d’eau-de

de l’alcooi # du foie.

lle qu’elle y était enont extrait des propor- tions notables d'alcool pur dans le sang, dans Ja moëlle épinière, Ils ont de plus s'accumule de préfé.

organes, notamment L’aicool, pris séjour assez long Ainsi après lingestion érée de boissons spirituliminent de l’alcool pen-

pendant quasoldat mort

l'ingestion d’un -vie, on put extraire encore naiure, du sang du cerveau et

L'alcool. étant ainsi introduit en nature

dans tous les tissus de l’économie

les irrite

et agit sur eux comme un poison, d'où il .

résulte que ceux qui prennent de le boisson en excès se trouvent dans un véritable état d'intoxication. Cette intoxication peut ‘ être aigue ou passagère, et chronique ou de longue durée, suivant la quantité et la durée de l’ingestion des boissons,

Ce que l’on appelle communément l’ivresse constitue l’enpoisonnement aigu. Elle .

suit de près l'absorption de l'alcool.

Quelques minutes seulement séparent le moment où l’on boit de l’invasion des premiers Phénomènes, surtout chez les sujets qui n’ont pas l'habitude des Spiritueux. L'état ébrieux comporte plusieurs degrés, qui constituent, en se succédant, la scène complète de l'ivresse.

Au premier degré, l’économie n’est que :

faiblement ébranlée. Le visage s’injecte rougit, l'œil devient brillant, la circulation | s'accélère la chaleur s'accroit, les forces semblent augmenter, et tout l'être ressent une sorte d’excitation générale. L’intelli. . sence partage cette stimulation, les idées se

1 poison, d'où il .

ent de la boisson un Véritable état

toxication peut ‘

chronique ou de iantité et la du- NS,

unément l’ivresent aigu.

n de l'alcool, séparent le moon des premiers sujets qui n’ont ueux. L'état

#s degrés, qui

la scène com-

mie n’est que

isage s’injecte la circulation | it, les forces l'être ressent le. L'intellim, les idées se

Elle .

- ra plus tard aucun souvenir.

‘| en même temps une défaillance : caracté-

pressent, les préoccupations s’effacent, la parole et le geste s’animent.

Mais plus tard les choses changent de face. Les facultés ne sont plus simplement excitées ; elles se pervertissent; un pas de plus encore, elles se dépriment.

Un sentiment de vertige se déclare et s'accroit. L'intelligence n’est plus maîtresse d'elle-même, elle s’obscurcit ou semble se couvrir d’un nuage. Les idées s’ectremêlent, se choquent et viennent incohérentes, Aux | inspirations d’un esprit stimulé succède un bavardage inepte. La raison enfin achève de se perdre, et fait place à un véritable délire. Le visage trahit ce trouble, profond des facultés ; l’œil devient hébété, hagard, | les paupières s'appesantissent et se ferment à demi. À ce moment l'individu n’a plus aucune conscience, il se. livre aux actes les plus extravagants, souvent même à des vio- | lences où à des crimes dont il ne consérve- Ii se produit

ristique de l'équilibre, qui est un des pre-

— CRIE ann.

TT À nn }

miers traits de l’ivresse. Assez maître encore de sa raison pour chercher à dissimuler son état, l'homme ivre flageole, titube sur ses m°mbres mal assurées; sil marche, :7 va de travers. Cette incertitude du mouvement s'accroit bientôt ::° se généralise, J.es mains ne saisissent plus les objets que d'rne. façon maladroite et saccadée, les mouvements deviennent indécis ; la langue s’embarrasse et l'articulation des mots se trouble, Puis la station devient impossible, et après plusieurs chutes l'ivrogne finit Par rester à terre Sans pouvoir se relever, dans un état de Prostation absolue, De même la sensibilité générale et spéciale se pervertit, se déprime

et s'éteint. Ce sont d’abord des tintements

des bourdonnements d'oreilles, des troubles

de l'œil, qui ne distingue plus les objets

qu'à travers un brouillard, qui n’apprécie

plus leur distance réciprogne, qui les voit double; plus Tarement, il se produit des

iusions de l’odorat et du goût. La sensi-

bilité générale surtout est atteinte. Elle diminue d’abord d’une façon notable pour s’abolir à un degré plus élevé.

thon mé nn

Assez maître encher à dissimuler igeole, titube sur s’il marche, 47 va ude du mouve- > généralise, Jes objets que d'rne.

les mouvements ue s’embarrasse : trouble. Puis le, et après plu- Jar rester à terre ans un état de 1e la sensibilité rtit, se déprime des tintements es, des troubles plus les objets qui n’apprécie

e, qui les voit :

e produit des ût. La sensiteinte, Elle notable pour

À cette période de l'ivresse, la rougeur de la face, les battements des artères du cou, le gonflement des veines, la contrac.

tion des pupilles, la Somnolence, puis le sommeil profond qui lui succède, indiquent manifestement la congestion qui se fait vers | le cerveau.

D'abord accélérée, la respiration se ralentit, devient profonde, ronflante et embarrassée. La peau se couvre de sueur, Parfois encore des vomissements plus ou moins abondants se manifestent, phénomènes heureux en ce qu'il débarrasse le malade d’une partie de l’alcool ingéré.

Enfin le dernier degré de l'ivresse est constitué par une sorte d’apoplexie d’où rien ne peut tirer le malade. L'intelligence le mouvement, la sensibilité sont à la fois suspendues; la pupille se dilate, la tempé- ‘ rature s'abaisse, l'œil devient viireux.

L'homme ivre n'est plus alors qu’un corps

| inerte à face pâle ou livide, à pouls miséra-

ble, à respiration gênée. Dans cet état on le dit vulgairement ivre-mort.

Ds D .

Jans cette dernière phase de l'ivresse, l'intelligence est absolument éteinte, la force musculaire est complètement disparae et la sensibilité est également anéantie, Les opérations les plus douleureuses ont pu être pratiquées dans cet état à l'insu des patients. Un homme trouvé ivre-mort sur la voie publique fut amputé de la cuisse et n'eut aucun sentiment de l'opération, un ivrogne qui avait les deux machoires brisées et les lèvres coupées dans toute leur hauteur ne manifestait aucune souffrance.

L'ivresse se termine le plus souvent par un sommeil profond pendant lequel se manifeste une transpiration abondante. Ce sommeil dure habituellement plusieurs heures dans les cas légers ; il se prolonge parfois, dans les cas graves jusqu’à 16, 24 et même 48 heures. Au réveil, si l’ivresse à été peu intense, le malade est guéri. : Si elle à été plus forte, il persiste le lende. main et les jours qui suivent, un certain Malaise : douleur de tête, courbature, accélération légère du pouls ; Manque d’appétit

vhase de l'ivresse, aiment éteinte, la plètement disparue nent anéantie. Les ireuses ont pu être l'insu des patients.

mort sur la voie

la cuisse et n’eut ration, un ivrogne ires brisées et les leur hauteur ne nce,

plus souvent par

ant lequel se ma-

abondante, Ce ent plusieurs heu- | se prolonge parusqu'à 16, 24 et

réveil, si li

malade est guéri, :

persiste le lenderent, un certain urbature, accéléanque d’appétit

avec douleur dans la région de l'estomac, langue chargée, bouche pâteuse, soif ardente, rapports, vomituritions, parfois aussi diarrhée bilieuse, tous symptômes qui naraissent résulter d’une certaine irritat'on &u système digestif. Ce malaise ge pro ouge prfois un certain temps sous forme d’em:cas de l’estomac accompagné ou non de Jaunisse, Quelquefois, mais plus rarement, il se développe avec la crise aigue de l'ivresse, des accidents d’un ordre plus grave, tels que des congestions dans différents organes, des inflammations de poumons, de l'estomac, du foie, et du délire qui persiste pendant plusieurs jours.

La surrexcitation cérébrale provoquée par l'ivresse, détermine parfois certains troubles intellectuels d’un ordre particulier : halluciñations diverses, idées subites de suicide, tendance à des actes de folie, « L’ivresse dit Brierre de Boismont, peut provoquer tout à coup soit l’idée du suicide, chez un homme qui n’y était nullement enclin, soit la monomanie du vol, etc. X... par exemple, sur la probité duquel aucun soupçon ne peut

Di se ddl ne. |

être élevé, n’a pas plutôt bu qu’il se met à dérober tout ce qui lui tombe sous la main. ? Une femme, citée par Toll, éprouvait dè:

qu'elle avait bu, un désir irrésistible de mettre le feu à quelque maison ; dès que la crise était passée, elle avait horreur d'elle-même : néanmoins, elle n’a commis ainsi pas moins de quatorze incendies. Cette manie transitoire, liée à l’intoxication aigue par l'alcool, loin d’être exclusive aux buveurs de profession, s’observe parfois, plus souvent même d’après quelques auteurs à la suite d'excès isolés et non habituels ; enfin la mort peut être le résultat de l'ivresse.

Elle se produit généralement au miiieu des symptômes de l’apoplexie avec lividité, embarras de la respiration, etc. Quelquefois elle est érès rapide; elle peut même être subite. Ces cas pPromptement mortels ne sobservent guère qu'à la suite de grands excès, notamment d’ingestion excessive d'eau-de-vie. {une chopine, une pinte et audelà). Ils semblent assez souvent favorisés par des circonstances étrangères, impression

t bu qu’il se met à mbe sous la main. ” Toll, éprouvait dès désir irrésistible elque maison ; dès , elle avait horreur 8, elle n’a comquatorze incendies.

liée à l’intoxication ‘être exclusive aux bserve parfois, plus elques auteurs à la n habituels ; enfin ultat de l'ivresse.

nent au miiieu des avec lividité, emetc. Quelquefois peut même être ement mortels ne

à suite de grands .

sestion excessive e, ure pinte et au- Souvent favorisés gères, impression

soudaine d'un froid rigoureux, émotion vive;:colère, querelle, Souvent encore, comme l'indique Tardieu, ils: succèdent à des blessurès, qui, dans toute :autre: condition, n'auraient pas déterminé lg mort.

Plus rarement cette: terminaison fatale

{ estsubite. Un homme absorbe une grande

quantité d’eau-de-vie, de rum ou de whiskey, il pâlit et tombe frappé de mort, comme foudroyé,‘sans ébaucher même la série habituelle des phénomènes de l'ivresse. ‘Il semble que les fonctions célébrales aient: été enrayées d'un seul coup, etque la vie se suspende par un véritable coup de foudre.

Les faits de cet ordre s’observent surtout après un excès isolé, chez des sujets qui n’ont pas l’habitude de boire. : Comme on

À vient de le voir, l’empoisonnement aïgu par

l'alcool se termine rarement par la mort, et

« ne donne pas bien souvent à des dccidents

graves, mais il n’en est plus de même de lintoxication chronique, que l'on nomme en médecine alcoolisme et qui se rencontre fréquemment chez les buveurs de profession.

fl

Chez eux tousles orgänes deviennent saturés d'alcool, et la présehee de cet: agent, délétère y déterminé les troubles les plus sérieu*, Un fait qu’il est important de noter, c'est qu'il n’est pas nécessaire qu'un individu #enivie pour: être atteint d’alcooligme.

| Bon nombre de Personnes, tout en buvant | behucoup, ne s'enivrent pas; ils s’alecolisent |

| en quelque soft, sans sécousses, d’un façoh À à

jl lénte. et uniformément Progressive. Il est À n

LD même à remarquüer que: les phébtomènes gra. À 1

Il vès de l'empoisonnement ge manifestent plu- À u

| t0t chez les sujets qui boivent Joürnellement, il

| sans ârriver à l’ébriété complète, que chez E t [le ceux dont les excès, même bien supérieurs

et suivis de crises d’ivreise. profonde, sont À

séparés par des intervalles : de éobriété. d

| hi Un des symptômes les Plus habituels et.les É 1 || plus, précoces de l'alcoolismie. est le iremblé- À | ment, Il n’appürait d'abord que par inter- À fe Valles, et il est surtout. nôtable le: matin au 4 d | réveil; auksi.le maladé à s6n lever éprouve. À sn | t-ikune certaine diffeulté. à s'habiller. Ce À trémblement matinal se. dissipe souvent |

eviennent satue cet agent dé.

les: les, plus sértant de noter, qu'un: indi ÿvi-

& d’alcooligme.

out en buvant ls s’alevolisent 8, d’unë façoh essivè. Il est ébomènes gra- \nifestent pluourneÏlement, ète, due chez en supérieurs

rofonde, sont

Sbbriété..

rbituels et les

st le fremble-

ue par inter- À

le: matin au

ver éprouvé. | tabiller.. Ce # pe souvent |

après l'ingestion d’uhe certaine quantité d'alcool. Lés mains sont les premières affectées, puis les bras, lès jambes, la langue, les lèvres, se prenrienit tour à tour. Les mouvements dé préhension sont alors gênés, indécis ; les jambés vacillent, la parole est en. travée, hésitante, Tout cela est d’abord léger et susceptible d’amendement ; Mais âvec la continuation des excès, ces symptômes S’accroissent et déviennént continus ; le bégaiément surtout, se caractérise, et, à uné époque avancée, il peut devenir assez intense pour rendre la parole presqu’inintelligible. |

À mesure que le tremblement s’accroit, il se compliqué en général, d’un autre désordre plus important, l'affaiblissement muscu-

| laire. ‘La débilité des ivrognes ne se déve-

loppe généralement qu'avec lenteur et d’une façon progressive. En quelques cas, cependant, elle s’accuse assez rapidement à la suite d’un accès de deliriure tremene (diable bleu) ou d’une maladie accidentelle. Elle

affecte d’abord les membres supérieurs, les

ou générales. Ces accidents peuvent même [ils

doigts deviennent inhabiles, maladroits ; lalp main serre mal les objets et les laisse échap-P per. Puis cette faiblesse gagne l’avan œi bras et le bras; le malade ne peut alorsikr se servir des membres ‘supérieurs quelpc d'une façon très incomplète :: il en arrivefle à ne pouvoir plus manger seul. Plus tard, ka ces phénomènes s'étendent aux membresiti inférieurs: la station devient difficile, la! marche est incertaine, titubante ; puis tout cela va croissant jusqu'à ce que le malade devienne presque complètement paralysé. | À ces manifestations habituelles de l’alcoo- | lisme, s'ajoutent, en quelques cas plus rares, des spasmes, des soubresants dans les membres, des crampes, des convulsions partielles |

dégénérer en véritables attaques épilepti- | ques. À une époque assez rapprochée du début, et plus encore À une époque’ avancée À

de l’intoxication, les malades se plaignent

souvent de maux de tête qui se comrliquent à très habituellement de troubles du sommeit, À ph L’insomnie, l'inquiétude nocturne, sont des | d'a

s, Maladroits ; lalphénomènes prédominants et presque carac- ; les laisse échap-#éristiques de l’alcoolisme. L’ivrogne émégagne l’avantirite dort mal ou ne dort pas. Il se retourne e ne peut alorsbn tout sens dans son lit et s’agite sans resupérieurs quelpos. : S'il parvient À fermer les yeux, il fait te; il en arrivelfles rêves pénibles; il est réveillé par des eul. Plus tard, kauchemars, des visions effrayantes; au ma- : aux membresltin, ilse lève épuisé et presqu’incapable & » ent difficile, lafse mouvoir. è ante ; puis tout} Souvent aussi les malades se plaignent de > que le maladeÏfourmillement dans certaines parties du ment paralysé. | corps, surtout aux pieds et aux. mains; ces elles de l’alcoo- | fourmillements s’accompagnent : fréquem- 8 Cas plus rares, |ment d’une sensation de chaleur et de froid; dans les mem- et'constituent à la longue un des symptômes sions partielles Îles plusincommodes, D'abord intermittents, peuvent même [ils deviennent continus, et gagnent les bras, iques épilepti- [la colonne vertébrale:et la région des reins. rapprochée du À “La vue:participei au désordre général ; ce poque avancée £sont.des scintillations,; des mouches volantes, s se plaignent Îdes, lueurs fantastiques, dés : flanimes, qui e comrliquent fapparaissentet se dérobent à des intervalles 8 du sommeil, | plus ou moins éloignés. ; Un cocher, affecté irne, sont des | d'alcoolisme : chronique, arrêtait brusque

ment ses chevaux on les dirigeait d’un côts & à l'autre de la rue, pour éviter des obstacles M qu'il distinguait d'ébord très nettement, et dont il ne reconnaisoit que Plus tard l'ex- À istence imaginaire, (Cet homine voyait de Ë plus tous les objets multipliés par dix: À pour un ‘indélabre, pour une carte, il voyait dix cartes, dix candélabres. Plus tard. la vue s'affaiki! tellement que la lecture devient ispossible et le malade peut raême devenir complètement aveugle, Les troubles de l’ouïe

qui, sujet finit par

ae OS

irigeait d'ur côts fquiétide, et: dans le paroxysame de la douter des obstacles Meur, il 86 ;serrait violemment la ouisse, 84 nettement, et Icroyant s'être emparé de l'animal. |

> Plus tard l'ex- À Les troubles de l'intelligence sont nom- ONE voyait de Fhreux et variés; les malades commenpliés par dix: Kcent par devenir :sombres, taciturnes, préoc- © carte, ilvoyait |cupés, défiants; mais comme leurs idées sont . Plus tard la encore très nettes, 0e changement est à peine e la lecture de- appréciable, et il n’y a guère à, aux yeux de peut même | du monde, qu'une modification de caractère le. et d'humeur. Un peu plus tard, le trouble nt moins fré- | intellectuel est plus accusé ; les malades sont tements, bour- poursuivis par des idées fixes qui les assiè bruits divers. gent'et les irritent; ils sont tourmentés emps, ces acci- À par des craintes imaginaires, Des accès " la surdité, d’emportement et de colère furieuse, éclaher qui, sujet D tent sans provocatian. . Cet état est: encore "ses; finit par | très compatible avec les occupations journa-

aceusent par. À lières.et même avec des habitudes deitravail Contact. L'un Æ sérieux; il.n’en &,pas moins ‘que très baute un chat qui À gravité et comporte les plus grands dangers. enfonçait sas À Tel individu arrivé à ce degré se laisse alor Vait tous :: À àfrapper.on à tuér das un acrès de fureur

ne L:nŸ in. passagère; et se trouve appeler à réponire

suicide sans

les goûts, : le

les se modifient. . Tel était.

laborieux, Soigneux de. sa personne, qui

devient en Cook, in:

négligé. Dominé Par sa

‘lui sacrifie tout, i ignité. :.$

Page 1