LE 27 MARS
Cette note n'avait d'autre but que d'indiquer les moyens de mettre un terme, et promptement, à l'occupation des Ëlats pontificaux par l'él ranger. Les plénipotentiaires sardes , en la rédigeant , devaient donc songer non pas à ce qui est désirable, non pas à ce qui peut être le plus utile à l'Italie et à ces contrées en particulier, mais tout simplement à ce qu'il était possible d'obtenir» et à ce qui, une fois obtenu, pouvait entraîner la cessation de l'occupation étrangère dans les Légations.
Si l'on pose la question ainsi, je crois qu'on sera conduit à reconnaître que les moyens proposés dans cette note étaient les seuls réalisables. Considérés au point de vue absolu, ceux qu'indique mon honorable ami le*sénateur Massimo d'Azeglio eussent certainement été préférables ' ; mais tout ce que j'ai vu à Paris m'a convaincu
1. « La séparation des légations du reste des Étals de TÊglise, avait dit le sénateur d*Azeglio, serait un bien pour les Légations; mais les
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de rimpossibilité de viser actuellement à de semblables résultats.
Pourquoi donc proposer des moyens irréalisables? pourquoi s'attirer des réponses comme celle-ci peut-être : « Nous n'avons rien à vous objecter en théorie ; nous ne vous répondons qu'une chose, c'est que c'est impraticable » ? Ce qu'il faut éviter par-dessus toute chose en politique, si l'on veut réussir, c'est le reproche d'utopie. La réputation qui facilite le plus le succès des négociations, en politique et en diplomatie, c'est celle d'homme pratique. Aussi les plénipotentiaires sardes se sont-ils appliqués à chercher, parmi tous les moyens , les plus exempts de difûcultés de toutes sortes, les plus propres à nous conduire à notre but, qui est la cessation de l'intervention étrangère ; et tout incomplets, tout sujets à critique que soient ces moyens, ils n'en rencontreront pas moins, malgré la réserve dont ils se couvrent, des obstacles énormes dans leur application.
autres provinces de ces États auraient le droit de se plaindre qu'en ne les admettant pas aux mêmes avantages, on eût constitué un privilège au profit des Romagnes au lieu de reconnaître partout le droit commun. Il faudrait donc que les autres possessiors du pape fussent aussi admises à des réformes; Je ne sais si les choses pourraient marcfaer ainsi, mais ce serait le moins qu*on pût essayer. »
Dt' COMTK DE CAVÔUB. Am
SUR LA SITUATION GÉNÉRALE t)E ^MtÂLIÉ