DE NOUVELLES PROVINCES
Séance de la Chambre des députés du 11 octobre 1860.
Messieurs les députés.
Si jamais j'avais douté que le gouvernement du Roi eût raison en provoquant la réunion du Parlement pour lui soumettre Tétat du pays et lui demander son suffrage, la discussion qui a eu lieu pendant ces quatre jours m'aurait pleinement rassuré. Ce débat, nous devons tous le reconnaître, a dissipé bien des craintes, résolu bien des incertitudes et rapproché beaucoup les esprits. Les différences qui nous séparent sont bien petites, puisque tous, à une brillante exception près S nous considérons comme nécessaire d'appeler sans retard les populations de ritalie du sud à manifester leurs vœux.
Je rends justice aux membres de cette Chambre qui ont parlé contre le projet de loi ; ils ne sont en désaccord avec nous que sur la voie que le gouvernement doit suivre pour effectuer ces annexions, et sur la détermination prise par le ministère de vous demander à ce sujet votre jugement sur la direction qu'il a imprimée aux affaires publiques.
On a surtout insisté sur ce point, que le procédé pro-