‹ Œuvre parlementaire du conte de Cavour;Chapitre 24 sur 80 · KL V K K P \ RL KM ENTAI II K · texte numérisé non relu

KL V K K P \ RL KM ENTAI II K

derne et l’organisation constitutionnelle, je crois que le plus difficile à résoudre d’une manière satisfaisante est celui de la presse. Quoique la liberté de la presse ne soit admise que depuis peu dans les principes de la politique générale, elle a été l’objet d'une infinité de lois qui n’ont point atteint, il faut le dire, le but proposé. Concilier en cette matière l’usage de la liberté avec la répression des abus qui en peuvent naître, c’est une entreprise que j’ose dire impossible. Force est donc de se contenter de lois imparfaites.

Dans la première séance de cette discussion, mon honorable collègue, le président du conseil ', exprimait l’espoir que les progrès de la raison et les études faites sur ce sujet conduiraient à une solution complète du problème. Je ne partage pas cette espérance; nous aurons toujours, en fait de presse, une législation plus ou moins défectueuse. La Chambre ne s’étonnera pas, et ceux de mes honorables collègues et amis qui ont pris part à la rédaction de la loi ne m’en voudront pas, si je reconnais (pie la loi, telle quelle, est fort imparfaite; je dirai même qu’elle contient plus que sa part d'imperfections, et que ce qui concerne la composition du jury, par exemple, est très-défectueux. Le ministère en a la conscience depuis longtemps; il s’est longtemps demandé s’il convenait de mettre un frein aux abus de la presse tout en maintenant le principe de liberté. Mais, en fait de presse, Messieurs, il faut examiner les lois restrictives non-seulement dans leur mérite intrinsèque, scientifique.

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