‹ Œuvre parlementaire du conte de Cavour;Chapitre 52 sur 80 · ŒUVRE PAR L F. M F N T A 1 R F · texte numérisé non relu

ŒUVRE PAR L F. M F N T A 1 R F

la terre aux attaques de l’Autriche; car ce n’était pas un mystère que l’Autriche, grâce à son entente avec les duchés de Parme et de Modène, avait par terre un libre accès de l’une à l’autre mer, et la ligne par laquelle il lui était facile de couper l'isthme péninsulaire rencontrait justement la Spezia à son extrémité. 11 était donc évident que le comte de Cavour, tout en évitant de donner une forme trop accusée à sa politique, avait, dès son retour du congrès de Paris, des vues assez arrêtées sur l’avenir plus ou moins prochain de l'Italie centrale.

Le débat sur ce projet, à la Chambre, ne fit cependant qu’effleurer la politique étrangère; les intérêts divers de l’intérieur en firent surtout les frais. Les députés génois prétendaient que. l'éloignement de la marine militaire serait la ruine de Gênes. Quelques incidents regrettables avaient causé un mécontentement passager dans cette ville : le Conseil communal avait refusé de se charger de sa part de l’impôt appelé canone gabellario ( sorte de taxe sur le débit du vin, des viandes, des boissons, etc.)-, la dissolution du Conseil communal avait été prononcée, et un commissaire royal était chargé' provisoirement de l’administration. Les deux organes des partis extrêmes, le Caltolico d'un côté, la Maga de l'autre, avaient mis à profit ces embarras pour semer l’agitation. Le projet concernant la Spezia était surtout représenté comme une perfidie d'un parti t urinais qui voulait se débarrasser une bonne fois de la rivalité génoise et anéantir l'importance de la cité ligurienne.

C’était, néanmoins, dans l’intérêt' même de Gênes que le gouvernement s’était occupé, dès 1850, de transférer ailleurs le centre de la marine militaire. Le nouvel essor pris par les États sardes après 1859 faisait qu’un seul port ne pouvait plus être en même temps le siège principal des forces navales, et le grand débouché commercial du royaume. D’un côté, il était indispensable de mettre la marine sarde en état de lutter sans désavantage avec la marine autrichienne ;

et il fallait, on conséquence, procéder à la transformation des bâtiments à voiles en bateaux à vapeur, créer des dépôts de charbon, des ateliers pour les machines, des bassins pour les radoubcments, etc. D’un autre côté, l’aclrèvement des voies ferrées les plus nécessaires à l’intérieur, les communications qu'on projetait d’ouvrir à travers les Alpes, et qui mettront un jour Gênes en rapport direct avec la Suisse et l'Allemagne, exigeaient que ce port fût agrandi, amélioré, pourvu de docks, de magasins et de tom ce qui peut rendre les opérations commerciales rapides, aisées et peu coûteuses. Il était impossible que cette double transformation, dans deux ordres de choses si différents, pût avoir le même port pour théâtre, sans que la marine marchande comme la marine militaire en souffrissent également; tandis que, séparées, l'une et l’autre pouvaient se développer à l'aise et répondre à ce que la. nation attendait. Ces raisons, exposées par le ministre dans l’un des discours les plus habiles qu’il ait faits, remportèrent sur l'opposition des députés génois, toutefois après une discussion qui dura plusieurs jours.

Ici se place naturellement une observation que le comte de Cavour aimait à faire. Le mouvement d’expansion qui se manifestait en Piémont, dans ce coin de terre où s’était réfugiée la force vitale de l’Italie, était si peu le résultat de conspirations factices ou d’ambitions délibérées, qu'on le voyait sc traduire dans l’ordre des faits lés plus matériels. La puissante initiative d’un grand ministre ne suffit pas, à elle seule, à expliquer ce mouvement; ce qu’on peut dire, c’est qu’il dirigea merveilleusement des forces qui voulaient agir. Enfermé d’un côté par les Alpes, de l’autre par l’Autriche qui régnait en suzeraine sur les États italiens limitrophes, comprimé de la sorte entre les barrières naturelles les plus hautes et les barrières politiques les plus rigoureuses qui fussent en Europe, le Piémont en t t'éprend de briser l’un et l’autre obstacle. Le percement des Alpes est étudié et conunéncé au

nord et à l'ouest; sur quatre points le réseau des chemins de fer sardes est poussé, comme par un éloquent défi de la civilisation, jusqu’aux frontières de l’Autriche qui n’ose les continuer chez elle; et, comme Pierre le Grand portant sa capitale à l’extrémité la plus menacée de son empire, la petite Sardaigne jette à la Spezia, sur le point le plus avancé qu’elle possède dans la péninsule, les fondements d’un ouvrage maritime sans égal au monde, révé par Napoléon 1". Nulle part peut-être la génération présente n’a vu des efforts plus démesurés tentés avec des ressources proportionnellement aussi faibles.

EN RÉPONSE AUX INTERPELLATIONS DES DÉPUTÉS PALLAVICtNI ET BROFFERIO

sur l’attitudf. du ministère a l'égard des affaires . d’italie.

Séance do la Chambre de,s députés du 15 janvier 1857.

Je commence par confesser franchement que, par des raisons faciles à comprendre , je n’ai jamais élé si embarrasse de donner des explications à la Chambre. Le sujet sur lequel on m’interroge émeut les esprits dans le Parlement et dans le pays entier.

La question italienne n’excite pas moins de sollicitudes au banc des ministres que dans le reste de la Chambre; mais c’est justement parce que nous aimons l’Italie autant que peuvent l’aimer les honorables députés qui

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m’interpellent, que je me trouve dans une position déli- cate. Non pas que je croie qu’il est toujours inopportun de parler de l’Italie ; mes actes, il me semble, ont prouvé le contraire; il y a, je le sais, des circonstances où l’expression des sentiments de la couronne, du gouvernement, du pays, peut être très-utile aux intérêts italiens; mais il en est d’autres où la manifestation de nos vues, loin de servir les populations dont nous avons si vivement à cœur les destinées, peut leur nuire, au contraire, gravement; et si ma parole hésite, c’est que certaines discussions, dans cette enceinte, certains discours ministériels pourraient aggraver les maux dont ces populations souffrent, les maux que nous voudrions soulager.

Cependant, après avoir justifié auprès de vous la réserve que je garde, je vais essayer de vous, donner les explications qui peuvent se concilier avec la prudence sans aller contre le but que nous nous proposons tous. (Marques de vive attention.)

En résumé, le discours de l’honorable M. Brofferio, que je ne suivrai pas dans ses considérations sur l’ensemble de l’Europe, consiste, dans sa partie substantielle, à demander ce que les puissances étrangères ont fait pour la péninsule depuis le congrès de Paris ; ce que le Piémont a fait de son côté ; ce qu’il entend faire ; enfin quelles conséquences, quels avantages nous pensons retirer de notre politique.

La question italienne a été discutée avec bienveillance au congrès de Paris; la situation douloureuse, anormale de la péninsule a été reconnue hautement par les puissances qui marchent en tête de la civilisation; il y a

OEUVRE PARLEMENT AIR E

plus, le fait proclamé par la France et par l’Angleterre n’a été contesté par aucune autre puissance : car l'Autriche elle-même, dans les pièces diplomatiques qu’elle a jugé à propos de publier après le congrès, est convenue, avec des formes naturellement plus douces que celles qu’ont employées les autres puissances, que la situation de l’Italie n’était point heureuse et demandait des améliorations. Nous avons dit que c’est là un grand résultat; nous le maintenons.

Il ne s’est rien passé depuis le congrès de Paris qui nous engage à modifier les déclarations que nous avons faites alors. Les puissances occidentales ont cru devoir saisir l’occasion du congrès pour manifester solennellement leur opinion sur les affaires d'Italie; elles ont adressé à certains souverains le conseil d’améliorer la situation de leurs Etals; mais personne n’a pu, à moins de s’abandonner à une illusion étrange, imaginer que ces puissances appuieraient leurs conseils par la force. Je crois n’avoir essayé d’induire en erreur à ce sujet ni la Chambre, ni le pays, ni l’Italie.

Ç’aurait été chose incroyable, à dire \rai, qu’au moment où finissait une expédition qui avait coûté des sacrifices énormes, au moment où les puissances occidentales, par amour pour la paix , renonçaient aux avantages qu’elles eussent pu retirer d’une guerre plus prolongée, à ce moment-là même elles se missent à entreprendre une nouvelle campagne non moins importante , non moins coûteuse, pour reconstituer l’Italie par la force. Je le répète, pas un mot de moi ni de mes collègues n’a pu faire supposer que j’aie jamais eu une telle pensée; et

si l’on se rappelle la fin du discours que je prononçai à cetle époque, on reconnaîtra combien j’étais éloigne de l’avoir conçue ou de vouloir la faire concevoir à d’autres.

Nous ne pouvions espérer, — je dirai : nous ne pouvions croire, si le mot espérer sonne mal aux oreilles de M. Brofferio, — nous ne pouvions croire qu’une chose, c’est que les puissances qui avaient montré un vif intérêt pour l’Italie emploieraient les moyens diplomatiques pour améliorer son sort. C’est ce que la France et l’Angleterre ont fait; comment, et avec quel succès, il ne m’appartient pas de le dire, et je ne pense pas qu’il soit le cas d’en faire ici un objet de discussion. Les ouvertures faites par ces puissances ne sont pas au bout; le fussentelles, la Chambre comprend avec quelle réserve j’en devrais parler.

Il est vrai que depuis le congrès il s’est passé un fait que je n’avais pas prévu et qui a peut-être rendu moins vive l’action de ces puissances. Le traité du 30 mars, qui semblait devoir être mis promptement à exécution, a suscité des difficultés imprévues, des dissentiments, des discussions, qui aujourd’hui n’existent plus que dans l’histoire, mais qui ont détourné quelque temps des affaires de l’Italie l’attention des puissances occidentales et surtout de l’Angleterre. A l’occasion de ces difficultés, un rapprochement s’est opéré entre l’Angleterre et l’Autriche à l’égard de la question débattue 1 ; mais de ce rapprochement, qui porte sur une question spéciale, sur

i. L'affaire de Bolgrad et Ve l'ile des Serpents, dont il s été question plus haut.

un incident isolé, vidé du reste par la dernière conférence, je ne pense pas qu’on puisse conclure à une alliance intime, à une identité de vues sur toutes les questions, et surtout sur celle d’Italie. Je n’ai aucun motif de croire que les hommes d’fttat anglais aient pris en soupçon notre pays; que lord Palmerslon, lord Clarendon soient devenus les alliés à toute force de l'Autriche, les apologistes de sa politique , en ce qui regarde du moins les affaires de notre chère péninsule.

J’ai dit qu’après le congrès de Paris nous ne pouvions nous natter que de voir la diplomatie chercher à améliorer la situation d’une partie de l’Italie. Le gouvernement eut alors à délibérer s’il devait prendre part à ces offices diplomatiques ou y rester étranger ; il choisit le second de ces deux partis et crut devoir s’abstenir complètement, convaincu que, quelque modérées que fussent ses représentations, elles exciteraient des craintes injustes et de faux soupçons et contrarieraient en réalité les vues dans lesquelles nous les aurions faites.

Si notre diplomatie est restée en dehors des démarches de la France et de l’Angleterre, qu'avons-nous donc fait? Nous avons continué à marcher dans la voie que nous suivons depuis que nous sommes au pouvoir; nous avons parlé et agi de manière à prouver, autant que possible, au pays et à l'Europe, la sincérité de nos sentiments et la justesse de nos idées; nous avons tâché de montrer combien l’état de l’Italie est digue de la sympathie de l’Europe, combien les Italiens méritent et combien ils sont capables de se gouverner librement; nous nous sommes efforcés de témoigner par tous les moyens à quel

point la dignité et l’indépendance de la nation nous sont chères. (Très-bien.)

L’honorable Broflerio, descendant aux détails, a rappelé les incidents de la Sicile et de Naples, et insisté, quant au premier, sur la conduite de notre consul à Messine. Je ne puis donner là-dessus des éclaircissements immédiats, mais il faut noter que notre consul à Messine est un sujet du : oi de Naples; il résulte de sa correspondance que les actes qu'on lui reproche sont supposés ou au moins fort exagérés. Quant au consul de Païenne, qui est notre compatriote, il nous a tenus au courant des faits dans la mesure de ses moyens d’information,, et il a mérité l’approbation du gouvernement.

M. BrolFerio nous reproche de n’avoir pas envoyé une flotte en Sicile : mais les raisons mèmès par lesquelles il veut prouver que nous avons eu tort nous eussent décidés à ne pas envoyer de vaisseaux , si d’aventure nous eussions été en force pour une telle expédition. Nos paroles, notre politique ne tendent )ias à exciter ou à appuyer en Italie des mouvements désordonnés, de vaines et folles tentatives de révolution. Nous entendons autrement la régénération de l’Italie. Nous avons toujours suivi une politique franche, loyale, pure de toute duplicité de langage, et tant que nous serons en paix avec les potentats du reste de l’Italie, nous n’emploierons point de moyens révolutionnaires, nous ne fomenterons ni désordres ni rébellions. Si nous nous étions proposé le but que désigne l’honorable Broflerio, si nous avions voulu envoyer une flotte pour soulever indirectement les populations, nous aurions auparavant déclaré la guerre

et manifesté nos intentions. Je me vante donc, je le déclare, d’avoir fait ce qu’on me reproche.

C’est avec douleur que je répondrai à l’honorable Brofferio an sujet de Naples. Il a rappelé des événements douloureux ; il a parlé de poudrières, de vaisseaux qui ont sauté avec un grand nombre de victimes, etc.; et il en a parlé de manière à laisser croire que ces actes sont l’œuvre du parti italien. Moi, je les répudie, ces actes, je les répudie hautement, dans l’intérêt même de l’Italie! (Très-bien.) Non, Messieurs, de tels faits ne sont point imputables au parti national italien, mais à l’action isolée de quelques infortunés , égarés par leurs illusions, et dignes seulement de pitié; ces faits doivent être stigmatisés par tous les hommes sages, par quiconque est jaloux surtout de l’honneur et des intérêts de l’Italie. (Très-bien.)

Mais, dira-t-on, vous n’avez obtenu jusqu’ici aucun résultat matériel; que prétendez-vous faire? Voulezvous toujours marcher sans avancer? Quelles sont vos intentions? — Avant de répondre à cela, je veux faire un aveu h la Chambre. Je ne crois pas aux prophéties en politique ; je me suis toujours soigneusement gardé d’en faire. Les souvenirs des temps modernes, ceux de la seconde moitié du dernier siècle surtout , nous apprennent que les plus grands événements peuvent arriver sans être prévus, et que l’histoire, comme on l’a dit, est une grande improvisatrice. Il me semblerait puéril et presque ridicule de faire des hypothèses sur l’avenir, pour déterminer la conduite que nous aurions à tenir dans telle ou telle circonstance.

DU COMTE 1)E CAVOUft. 371

Mais si la Chambre veul savoir quels principes nous suivrons dans Ions les cas, quel sera le but de tous nos actes, je n’ai aucune difficulté à le dire bien haut.

Depuis le jour où le roi Victor-Emmanuel est monté sur le trône, son gouvernement a toujours eu la mémo politique; il a toujours visé au maintien et au développement des libertés constitutionnelles à l’intérieur; il a toujours eu en vue dans ses relations extérieures le plus grand bien de l’Italie. C’est principalement en vue de ce bien que nous avons conseillé la guerre d’Orient, et les maximes qui nous ont inspirés au congrès de Paris sont encore notre règle aujourd’hui et le seront dans l’avenir. Mais quel fruit en avons-nous recueilli, me dit-on? quel fruit a recueilli l’Italie? Je ne puis que répéter, ù ce sujet, ce que j’ai dit précédemment : si la guerre d’Orient et le congrès de Paris n’ont pas produit de résultats matériels, immédiats, en faveur du Piémont et de l’Italie, il nous en est revenu, selon moi, un grand profit moral.

Et ici, Messieurs, il faut parler franchement, et ne flatter ni les individus, ni les peuples. Jadis, force nous est de le reconnaître, l’Italie était jugée fort sévèrement au delà des Alpes, dans les autres contrées de l’Europe. J’en appelle au témoignage de tous ceux de nos compatriotes (et il n’en manque pas dans cette enceinte) qui ont émigré par choix ou par nécessité. Je pourrais citer les appréciations injustes d’écrivains renommés chez les autres nations, d’écrivains très-libéraux, de ceux même qui montraient le plus d’affection pour notre patrie. Happelez-vous les vers éloquents de lord Byron, les pages de Macaulay, vous aurez une idée du jugement que por-

taient sur nous les Anglais les plus avancés. Ils aimaient l'Italie, mais ils ne la considéraient guère que comme une belle infortunée, mariée à un tyran brutal ; ils lui souhaitaient plus de bonheur conjugal , mais ne la croyaient pas capable de gouverner sa famille avec indépendance et liberté.

Eh bien, Messieurs, la politique suivie depuis neuf ans par le Piémont , et particulièrement notre expédition en Orient et la part que nous avons prise aux délibérations des puissances, ont grandement modifié cette impression européenne. Tous les journaux libéraux de France, d’Angleterre, d’Allemagne, en portent témoignage ; les hommes qui ont parcouru dernièrement l’Europe, surtout ceux qui avaient déjà observé antérieurement les mêmes pays, vous diront qu'ils ont trouvé partout un changement profond dans l’opinion publique à notre endroit, et qu’après ce qu’on nous a vus faire, le nom d’Italien, de Sarde, est devenu à lui seul un litre à la sympathie et à l’estime de quiconque, au delà des Alpes, est un cœur généreux et une âme affranchie.

Est-il donc vrai que ce soit là peu de chose, Messieurs? Si je l’entendais dire à ces hommes qui ne croient qu’à la force brutale, qui, regrettant le moyen âge, n’ont foi qu’au pouvoir du fer ou du plomb, je conviendrais qu’en cela ils sont logiques : puisque ceux-là tiennent pour néant la puissance des idées et l’autorité de l’opinion publique, ils sont conséquents avec eux-mêmes quand ils nous raillent de donner tant d’importance au jugement que le monde porte sur nous. Mais que ce langage soit tenu par de chauds amis du progrès, par

des hommes qui croient à In puissance de l’opinion universelle, c’est ce que je ne puis comprendre.

Je compte donc que les hommes à qui je fais allusion se convaincront de l’exnelilude parfaite de ce que je leur aflirme, et modifieront leurs appréciations trop sévères sur la politique du ministère ou plutôt du Parlement.

Si ces brèves explications ne décident pas l’honorable •Brofferio à réformer le jugement qu'il a porté contre nous, au moins persuaderont -elles, je l’espère, à la Chambre que notre politique, que sa politique n’est pas absolument stérile; et que, par la guerre d’Orient et par le congrès de Paris, des semences ont été répandues que le temps et la sagesse de Italiens sauront faire germer. (Bien ! au centre).

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