‹ Œuvre parlementaire du conte de Cavour;Chapitre 61 sur 80 · I. M. Lan 7, a · texte numérisé non relu

I. M. Lan 7, a

OEEVRp PARLEMENTAIRE

n’y suis point contraire. Si j’avais à établir l’impôt dans une colonie, dans un pays qui n’en connaîtrait aucun, je commencerais pur celui-là; et si j’étais en Angleterre, je serais avec cette minorité du Parlement qui veut qu'on rende permanent l’impôt sur le revenu, qui aujourd’hui n’est que transitoire. L’an dernier, l’un de nos écrivains de talent lit un travail où cette sorte d’impôt était examinée avec faveur'; le ministère accepta la dédicace de l’ouvrage et en permit l’impression dans la Gazette officielle. C’était montrer clairement que le ministère ne craignait point de discuter sur ce sujet. Je vais plus loin: le ministère a fait ce qu’il a pu, dans les limites de ses droits, pour que l’auteur entrât dans cette Chambre et nous aidât; mais les électeurs ue l’ont pas trouvé assez radical. Si nous ne l’avons pas ici, ce n’est pas ma faute.

Mais entrons sérieusement dans le fond de la question. Voulez-vous un impôt supplémentaire sur le revenu, un impôt qui s’ajoute aux autres sans tenir compte des diverses catégories de contribuables qui payent déjà de véritables contributions sur leurs revenus? Je ne le pense pas; ce ne serait pas juste. Si vous taxez ainsi un propriétaire de terres, il vous dira : « Mais l’impôt foncier que je paye est déjà un impôt sur mon revenu. « Si c’est un propriétaire de maisons, il dira : « Mais alors supprimez l’impôt sur les bâtiments, qui est positivement une taxe de 7 fr. 50 pour 100 sur mon revenu net. » Si vous vous adressez au commerçant, il répondra pareillement que l’impôt des patentes est un impôt sur

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