‹ Œuvres, 1884-1888Chapitre 34 sur 65 · DU CONTROLEUR J. YAN OLDENBORGH · texte numérisé non relu

DU CONTROLEUR J. YAN OLDENBORGH

Sur le navire à vapeur de 2e classe BHOMO

Commandé par le capitaine-lieutenant von Lescuen.

Du 17 mai au 21 juin 1880 ».

Comme le Havik n'avail pu atteindre le 141° L. E. sur la côte sud encore inconnue de la Nouvelle-Guinée, ni aller voir si l'écusson élevé dans la baie de Humboldt était toujours en bon état, il fut décidé que le contrôleur van Oldenborgli essaierait de*nouvcau d'atteindre ces deux points.

Le Bromo partit de Ternate en se dirigeant sur Missol où il arriva le M.) mai; il visita Waigama et Lilinta. Le 23, il arrivait devant Paltipi sur la côte sud-ouest du golfe de Maccluer.

Les habitants de cette côte sont beaucoup plus civilisés que ceux de la côte nord de la Nouvelle-Guinée; ils le doivent à l'influence de l'islam.

1. Rapports du contrôleur et du commandant du Bromo. — Koloniaal verslag, 1883, p. 22 et 23. — Jaarboeh der K. Nederl. Zeemagt,

Comme l'on avait appris que beaucoup de navires de commerce se trouvaient dans la baie de Kapauer, le Bromo s'y rendit ; il y arriva le 24 mai au soir. Il y avait dans la baie quinze praos de Macassar et de Geram avec un brig appartenant à la maison Weyergangh. ("est un schooner de cette maison, le Jupiter, qui étonna tant en 1838 l'état-major de l'Etna, lorsque ce dernier le rencontra à l'entrée de la baie Argoeni encore inconnue aujourd'hui. Le commerce des noix de muscade est très actif à Kapauer. Par suite de leurs rapports incessants avec les étrangers, les Papouas de la côte ont complètement abandonné leurs ornements de bras, de cou, de nez, d'oreilles. Ils recherchent avec avidité les étoffes de coton. Le Bromo consacra les journées du 2o au 29 mai à aller renouveler sa provision de charbon à Gisser (près de Geram).

Il se dirigea ensuite sur le cap Yalsch pour de là suivre vers l'est la côte sud de la Nouvelle-Guinée. Gomme on avait usé beaucoup de charbon pour atteindre ce cap en luttant avec les vents contraires, on craignit de ne pas en avoir assez pour atteindre le 141° L. E. : on fut donc obligé de changer l'itinéraire, et le 5 juin, le Bromo jetait l'ancre dans le détroit de la Princesse-Marianne (entrée nord), juste à l'endroit où l'année précédente le IJavik avait dressé un écusson. Ce dernier avait disparu et les clous avaient été soigneusement enlevés. Tout autour de l'arbre sur lequel on avait placé l'écusson se trouvaient des restes de cuisine assez frais qui indiquaient que les indigènes avaient quitté cet endroit depuis peu. Le Bromo suivit ensuite la côte de ïimoraka

et de Kapia. Le 6 juin, on essaya d'atteindre la négorie située par 6° la' de latitude sud, et qui avait été signalée par Cook en 1770 et par Kolff en 1826. -Mais on ne put débarquer. Le 7 juin, le Bromo se trouvait devant la rivière Oetanata. Il y avait un trop fort ressac sur la barre pour qu'on pût songer à envoyer une chaloupe à terre. Ce point, qui n'avait pas été visité depuis un demisiècle, ne présentait pas la moindre trace d'habitation. Le 8 au soir, le navire arrivait devant l'île de Lakahia. Les indigènes qu'on vit en cet endroit étaient de très beaux hommes, mais beaucoup étaient atteints de la maladie de peau appelée « cascado ». Leurs cheveux crépus étaient courts. Les oreilles et la cloison du nez étaient percées pour y passer des ornements, généralement des feuilles de nipa roulées. Ces Papouas ne portaient aucun ornement de cou, mais ils avaient des ornements de bras de même modèle que ceux portés dans la baie du Geelvink,

Le lijdako des hommes était excessivement étroit. Tous les jeunes gens étaient tatoués par brûlure, sur les bras et la poitrine, mais aucun homme n'était peint.

En quittant Lakahia, le Bromo se dirigea sur L'île Adi; là, un accident do machine le força à relâcher le 11 juin à Gisser qu'il quitta pour retourner à Amboinc.

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