‹ ŒuvresChapitre 59 sur 88 · CHAPITRE \f · texte numérisé non relu

CHAPITRE \f

est pur l ipicls parfums exquis s'rlèvenl autour de nous!

C'est ici que je veux vivn- ei mourir. Qu'en die m, ma peûie gaielle? — Je ne dis rien, répond la gizelle; je joins. J'éprouve un ealme que je n'ai jamais senti. Jusqu'à ce jour, je n'.ii cessé de désirer quelque chose, et maintenant je suis satisfaite comme si le monde entier m'appartenait. »

C'est ainsi que nos voyageurs s'entretenaient de leur situation nouvelle, lorsque la nuii vint annoncer l'instant du repos. Ils s'endormirent paisiblement tous les trois , et se livrèrent à des rêves aus^i riants que les tableaux dont ils venaient de voir et de sentir la réalité.

Le lendemain matin, après l'abluiion accoutumée, le vénérable bouc conseille à son maître daller visiter les sujets de Simplicie; mais ils l'avaient prévenu. Ils accourent les premiers pour féliciter le jeune étranger qui vient partager la dcuceur de leur existence ; ils lui parlent avec cette bii-nveillai.ee qui naît du cœur, avec cette franchise naturelle qui vaut mieux que la poliiesse, et qui d'ailleurs ne l'exclut pas. Tous les sujets de Simplicie ont les mœurs de l'âge d'or, et semblent jouir du bonheur de ce si< cle fabuleux peut-être, où les hommes se livraient sans contrainte aux douces émotions de la na'ure, étaient bons par penchant, et joignaient à l'amour du bien l'ignorance du mal.

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