CHAPITRE WIN
avoir disgracié Gtafar ; nujottrâ*hii1 , il me plaît, fie rappeler (iiafar, ci de disgracier A < I i 1 > arec toute sa famille. Qu'il abandonne «loue un posta pour lequel il n'est point r.iit , al qu'il rentre dam la poussière d'où je l'ai
tire. »»
» Apres la lecture de oal arrêt foudroyant , le< conri- \ es se relèvent , se regardent avec étonnement et stupeur. Toutes leurs espérances sont détruites ; ils n'auront point ces belles places sur lesquelles ils avaient si bien compté. La disgrâce d'Adib entraine celle de toute sa famille. Il n'a plus de parents ; c'est à qui ne le sera pas ; et dans un clin d'œil la salle du festin est déserte : il n'y reste plus que le bon Adib qui rit, le vieux Rustaf qui tremble, et la belle Agéli qui pleure. Adib prend la parole en riant, et dit. : «Vous voilà bien étonnés, mes chers amis! Tout à l'heure , mon palais était rempli de parents qui célébraient mes louanges et qui m'aimaient à la folie , et maintenant il ne m'en reste pas un seul : la fortune me les avait prêtés , la fortune me les reprend. J'étais un visir de circonstance , et j'avais des parents de circonstance ; mais , gràee à Mahomet et à mon adresse, ces parents-là m'en ont valu bien d'autres qui me consoleront de leur perte, qui sont en grand nombre , et qui ne m'abandonneront pas au besoin. Yous vous demandez où sont ces bons parents dont je vous parle? Dans mes coffres , mes chers amis , dans mes coffres. J'ai pour le moins deux cent mille tomans , et ces cousins-là sont plus solides que les autres. »