SPINETTE, BLAISSE, M. TROUSSE- GALANT
M. THOUSSE-GAiiANT , à la cantounade.
Non, mon fils , je ne prétends pas que vous sortiez. {A Biaise.) Maître Biaise, je vais voir comment va la fièvre de monsieur le Bailli. Pendant ce temps-là, je vous prie d'avoir un peu Foeil sur \ alère.
BLAISE
Je n'ai guère le temps de ça. C'est aujourd'hui le lendemain des noces de ma nièce , et.... Mais tenez , v'ià un barger qui fera ste commission-là à marveille. Je l'ai arrêté pour garder mes moutons ; mais je veux bian vous le céder , pour garder votre fils.
M. TROUSSE-GALANT
Tu me fais plaisir. Sa physionomie me revient. {Bas â Biaise.) C'est un garçon dont vous êtes sûr?
BLAISE
Comme de moi-même. Colinet est fort sage. Je li baillerois liavdinient un troupiau de filles à mener.
FAVOR AiiliE. JOI
M. TROUSSE-GALANT
Cela étant, Colinet, je vous charge du soin d'accompagner Valère.
s n NET TE.
C'est bien de l'honneur pour mol.
{A part.) Air: Bannissons iViciVhiimeur noire, n.» ^y. II me donne un fort plaisant rôle.
M. TROUSSE-CrALANT.
Jamais vous ne le quitterez ; Et, pour mieux répondre du drôle.
Dans sa chambre vous coucherez.
B li A I s E , â part y riant.
IlestbonlàlEnv'là pus que je n'en demandions.
SPINETTE
II suffira que je couche dans la chambre voisine j j'ai l'oreille bonne.
M. TROUSSE-GAIiANT.
Mais vous avez l'air bien doux : j'ai peur que vous ne vous fassiez pas assez craindre.
BL AISE
Ho ! que si !... Colinet ne paroît pas méchant; mais, morgue ! il saura bian tenir de court votre fils, et le rendre plus souple qu'un gant.
Air: Quand le péril est agréable. n.° 2. Colinet en fait son affaire : '. -,
Tant qu'il aéra dans le logis , fA*ut > • ■ • ?e vous réponds que votre fils • ,, , ' Sera fort sédentaiie
3o2 li'OBSTACIiE
M. TROUSSE-GAIiANT.
Sur ce pied-là, nous serons contents Vun de l'autre. Maître Biaise, menez, je vous prie, Colinet à mon fils.
Spinette salue le docteur , et s* en va avec Biaise.