SCÈNE VIL LÉANDRE, ARLEQUIN
LÉANDRE
Papcrçois ma chère Colette ; snivons-Ia. Je veux jiratjqucr auprès d'elle l'artitice que tu me conseilles d'employer.
ARLEQUIN
Non ; VOUS prendriez mal voire temps , puisque son oncle est avec elle ; mais dès que vous la trouverez seule , je vous réponds qu'en usant de ma recette , vous Tobligerez à se démasquer. Car enfin , suivant voire rapport , vous êtes plus heureux que vous ne croyez Têlre.
Air : J'entends déjà le hritif des armes, n,* 48. Avec l'objet qui sait vous plaire , Vous ne plaidez que pour un nom.
Son cœur, bizarrement sévère , Refuse à votre passion Le titre de pensionnaire j Mais vous touchez la pension.
LÉANDRE
Je ne sais si ta conjecture....
ARLEQUIN
Vous ne connoissezpas encore l'Amour, quoique vous soyez foriamoureu-x. C'est un petit rusé, qui emprunte toutes sortes de déguisements, pour entrer dans des cœurs qui le mettroientà la porte s'il se présentoil sans masque.
Air : L'autre nuit j'aperçus en songe, n." 166. Il se masque en rcconnoissance , En estime il se travestit , Il prend de la pitic Thabit , Et les traits de la bienveillance 5 La haîne même quelquefois Lui prêle son affreux minois.
Mais allez épier le moment où vous pourrez entretenir Colette en particulier.
546 LE fi AMOURS
Adieu; jusqu'à tantôt.