‹ [Œuvres]Chapitre 131 sur 402 · BASSANIO, GRATIANO · texte numérisé non relu

BASSANIO, GRATIANO

Bassanio serre la main d'Antonio et tombe dans ses bras; Antonio l'embrasse et le soutient fermement. Ils restent l'un pris de l'autre.

le doge, appelant.

Antonio !

ANTONIO

Me voici! qu'ordonne Votre Altesse?

le doge.

Antonio, je ressens une grande tristesse A voir qu'un adversaire implacable, inhumain, Persiste à vous poursuivre, et votre acte à la main.

anto.mo. saluant.

J'ai su que Votre Altesse avait pris grande peine Pour apaiser cet homme et modérer sa haine. Mais, puisqu'il est si dur et que par nul moyen La loi ne peut d'un juif préserver un chrétien, Je dois à ses fureurs opposer ma constance, Et je n'aurai besoin d'aucune autre assistance Que celle d'un ami ; j'ai du courage.

Allez!

Faites venir le juif devant nous. Appelez!

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