scène
Shylock, nous pensons tous que, malgré ta menace,
Tu ne conduiras pas jusqu'au dernier excès
De ton invention l'effroyable succès;
Tu montreras, je pense, alors, une clémence
Qui nous surprendra moins que l'acte de démence
Commis en écrivant les termes du marché.
Tu lui pardonneras, et j'en serai touché.
Non-seulement j'y crois, Shylock, et je désire
Que tu fasses pour lui ce que je viens de dire,
Et renonces enfin à ce prix, par trop cher,
Qui consiste à lui prendre une livre de chair;
Mais je souhaite encor que ta bonté remette
A l'honnête Antonio la moitié de sa dette.
Jette sur ses malheurs un regard d'intérêt,
Le nombre en est si grand, juif, qu'il écraserait
Ce marchand-roi, sans nous qui demandons sa grâce.
Si tu n'y consens pas, ta dureté surpasse
Celle des Turcs cruels, qui jamais n'ont connu
A quelle urbanité le monde est parvenu.
Réponds-moi, juif, j'attends à présent ta promesse.
SHYLOCK
J'ai dit mes volontés hier à Votre Altesse. Par le sabbat, jour saint chez notre nation, J'ai juré d'exiger son obligation.
Si vous me refusez, que de cette conduite Votre gouvernement paie à jamais là suite! Si vous me refusez, que sur votre cité Tombe ce crime, ainsi que sur sa liberté. Vous me demanderez, vous, comment une livre
mn corosmort me servira pour vivre;
Kn donner* pas*, cause déa^i
i -, ,.,.in nue ce fui mon idée.
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£"*?■£■ nn u" causer un grand dégât, SSÏïS, af,n qu'on 1 empoisonne, .
On singe, un papillon, d ■»«■"£ âUaieBt
F re d« animal offense pour offense; ^mtoe, je ne pnis expliquer ce P^ Tout à mon détriment, si ce nest pai te*cea
^netainesecrele.ine^ejn-.
Que j'ai pour Antonio. — Digne seignei , j Que vousltea content de ma réponse?
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Tou,ce,,-,/,,,Wle,,,rCU,i,.„ioc,%.ocVdouét,-ea,tno, rap,d«men.. Q ^ ,
Est-ce iustifier ton projet, juif cruel, Homme insensible à tout, *>«g«ma.re
shïlock, regardant son MB*.
A ton aise;
Mon billet prescrit-il que mon discours te plaise?
BASSANIO
Doit-on tuer toujours ceux que l'on n'aime pas?
SIIYLOCK. |
Peut-on Haïr quelqu'un sans vouloir son trépas.
BASSANIO
Toute offense d'abord n engendre pas la haine.
SHYLOCK
Voudrais-tu qu'un serpent ouvrit 'deux fois taverne