‹ [Œuvres]Chapitre 134 sur 402 · UN OFFICIER · texte numérisé non relu

UN OFFICIER

Seigneur, un envoyé vient de Padoue ici, Qui de Bellario même apporte des nouvelles.

Donnez-les; j'aime à voir des juges si fidèles Aux promesses qu'ils font : qu'il entre. bassamo, à part, à Antonio.

Espère. Allons, Courage en ces débats si sanglants et si longs; Le juif aura ma chair, mon sang, mes os, ma vie, Bien avant qu'une goutte, à tes veines ravie, Coule, à cause de moi, de ton sein généreux.

ANTONIO

Tous veulent quelquefois qu'un seul meure pour eux. Je suis l'agneau qu'on marque et le bouc émissaire. Quand le fruit est trop mûr, sa chute est nécessaire • Laissez-moi donc tomber. — Je me confie en Dieu; Vivez et composez mon épitaphe. — Adieu.

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