ACTE I. SCENE T
thémines, à l'un de ses fils vers lequel il se penche en arrière du trictrac.
Ce n'est pas peu de chose que de mettre la main sur un prince du sang ; mais il me faut de l'argent. Suivez bien le coup, mon fils, et , si je perds , allez dire à M. de Bassompierre qu'il peut compter sur moi. Que mettez-vous au jeu, Borgia '?
BORGIA
Rien. Je ne joue jamais.
THÉMINES
C'est mal. Il faut que les jeunes gens aiment le jeu pour se mettre bien en cour ici. Allons! Monglat a mis au jeu cinq mille ducats. Allons !
borgia, il passe du enté de Samuel avec méfiance.
J'ai jeté d'autres dés.
monglat, à demi-voix à Tliémines.
Eb ! monsieur de Thémines, ne comptons pas sur un pauvre Corse pour le jeu. C'est encore un de ces Italiens que Concini nous a amenés et qui n'ont que la cape et l'épée.
FiESQiE. poursuit, frappant sur l'épaule de Samuel.
Samuel mon ami, il faut que je la voie demain. rorgia. tournant autour d'eux.
De quoi lui parle-t-il":
FfESQUE.
Et tu me garderas le secret ?