SCENE III
LA DUCHESSE , TRONCHIN , appuyé sur une longue canne aussi haute que lui, vieux, voûté, portant une perruque à la Voltaire.
la duchesse, gaiement.
Ah! voilà mon bon vieux docteur!
Elle se lève et court au-devaut de lui.
Allons, appuyez-vous sur votre malade.
Elle lui prend le bras et le conduit à un fauteuil.
Quelle histoire allez-vous me conter, docteur? quelle est l'anecdote du jour?
TRONCHIN
Ah ! belle dame ! belle dame ! vous voulez savoir les anecdotes des autres, prenez garde de m'en fournir une vous-même. Donnez-moi votre main , voyons ce pouls, madame... mais asseyez-vous... mais ne remuez donc pas toujours, vous êtes insaisissable. la duchesse, s asseyant.
Eh bien', voyons, que me direz-vous?
■rnoNcnix, tenant le pouls de la duchesse. Vous savez l'histoire qui court sur la présidente, n'est-il pas vrai, madame?
LA duchesse.
Eh! mon Dieu. non. je ne m'informe point d'elle.