ACTE V, SCENE I
lodovico entre de l autre côté avec ses gens sans flambeaux.
J'entends gémir deux voix. Mais la nuit est bien sombre. Avancez prudemment et lentement dans l'ombre; Ce pourrait être un piège. Approchons; j'aperçois Un homme armé qui tient une lampe, je crois.
TAGO, accourant à demi déshabillé, avec une lampe. Qui va là? répondez. Quel blessé nous appelle? Quoi! c'est vous, lieutenant? Était-ce une querelle?
CASSIO
Ce sont des assassins; l'un d'eux est mort ici.
YAGO
Les autres où sont-ils? Je crois que les voici.
Il crie à Lodovico.
N'approchez pas de moi. Nommez-vous, parlez vite.
LODOVICO
Jugez chacun de nous, seigneur, par sa conduite. Nous restons à deux pas.
YAGO
Excusez-moi, seigneur !
Noble Lodovico ; mais dans un tel malheur, Au milieu des brigands, de tous on se méfie. C'est notre ami Cassio, déjà presque sans vie. Si vous pouviez m'aider à l'emporter chez moi.
cassio, qu'on transporte.
Merci, mon brave Yago.
yago, à part.
Je veillerai sur toi!
Car c'est dans cette nuit où va gronder l'orage, Que ma barque doit vaincre ou subir le naufrage !
Ils entrent dans une maison.