CLXXXIII
Glorieux miroir où le Tout-Puissant aime à se contempler au milieu des tempêtes, calme ou agité, soulevé par labrise, par le zéphyre ou par l'aquilon, glacé vers le pôle, bouilloonaot sous la zone torride, tu es toujours sublime et sans limites; tu es l'image de l'éternité, le trône de l'Invisible : ta vase féconde, elle-même, produit les monstres de l'abîme! Chaque région t'obéit : tu t'avances, terrible, impénétrable et solitaire !
Je t'ai toujours aiu)é, Océan, et les plus dou.x plaisirs dt
ma jeunesse étaient de me sentir sur ton sein , errant à l'aventure comme tes flots. Dès mon enfance, je jouais avec tesbrisans; rien n'égalait le charme qu'ils avaient pour moi. Si la mer irritée les rendait plus terribles, mes terreurs me charmaient encore ; car j'étais comme un de tes enfans : je me confiais gaiement à tes vagues, et je jouais avec ton humide crinière, comme je le fais encore en ce moment.,.