‹ ŒuvresChapitre 27 sur 94 · S:r Bkbsrd Mnsgravo1» Mcmoirs, eic., t. 1, p · texte numérisé non relu

S:r Bkbsrd Mnsgravo1» Mcmoirs, eic., t. 1, p

(Z) 5irîUcbar4 MiKgtuve's Memoüï, etc., t. 1 . p- 38.

(4) lb:d.. p. 53,

DE 1/ ANGLETERRE, — CONCLUSION

de guerre de la part de la France , de F Espagne, et de la Hollande Toutes les troupes employées en Irlande furent rappelées, et ce pays resta exposé aux agressions de (rois puissances ennemies et des corsaires qu’elles avaient en mer. Les grands propriétaires anglo-irlandais firent à ce sujet de vives réclamations auprès du ministère , qui leur répondit :

» Si vous voulez être en sûreté , armez-vous et dë- « fendez-vous vous-mêmes.

La classe riche profila avec beaucoup de zèle de cette autorisa ti on . Les c o m [ >a gu tes de vol on \ a i res qui s’étnieiil formées précédemment servirent de modèle et de noyau pour l'organisation d’un corps de milices nationales, qui , sous le même nom , s’éleva bientôt au nombre de quarante mille hommes. Gomme il était composé, en presque totalité. d’ Anglo-Irlandais protestants , le gouvernement en eut peu de dé fiance, et lui lit présent d‘une grande quantité d’armes et de muni Lions de guerre. Ceux qui conçurent la première idée de celle grande association militaire n’avaient d’autre objet que la défense du sol irlandais contre les ennemis de f Angleterre; mais FMande était si malheureuse, toutes les classes d'hommes y éprouvaient tant de vexations, que, dès l'instant où les volontaires sentirent leur force, ils résolurent de remployer à rendre meilleure, s’il était possible, la situation du pays. II sc développa entre eux un nouvel esprit de patriotisme qui embrassait dans une même affection tous les habitants de Fîle, sans distinction de race ni de culte. Les catholiques qui voulaient entrer dans l'association des volontaires y étaient reçus avec empressement, et on leur distribuait des armes, malgré Tancienne loi qui réservait aux seuls protestants la faculté d’en avoir. Les soldats anglicans donnaient le salut militaire et portaient l’arme aux aiimônimües régiments catholiques (1); des moines et des ministres de l’église réformée se prenaient la main et se faisaient fête mutuellement.

Dans chaque province, les volontaires durent des conciliabules politiques, qui s’accordèrent tous à envoyer queques députés pour former une assemblée centrale, avec plein pouvoir d’agir comme représentant de la nation irlandaise (S). Cette assemblée , réunie à Dublin . prit différentes résolutions, toutes fondées sur le principe que le parlement anglais n’avait aucun droit de faire des lois pour l’Irlande . et que ce droit résidait tout entier dans le parlement irlandais. Le gouvernement, tout occupé de la guerre contre les nouveaux Etats- Unis d’ Amérique. et n’ayant aucune force capable de contre- balancer en Irlande l'organisation des vo-

fl) Sir Richard Mnfgfavefy Memoir», on the different irisli rebellions, 1. 1, p, 5G.

oGl

Ioutüires, reconnut, par un biiï passé en 1783, 17^ l'intégrité des droits législatifs des deux chambres irlandaises. Ühabeas corpus, ou la garantie de tout sujet anglais contre une détention illégale, fut même, pour la première fois , introduit eu Irlande. Mais ces concessions forcées étaient loin d’être faites de bonne fol ; et dès que la paix eut été conclue, en 1784, les agents du ministère com- itm mençèrent a parler aux volontaires de se dissoudre comme inutiles , et à ordonner , suivant la loi , le désarmement des catholiques. Plusieurs régiments déclarèrent qu’ils né quitteraient leurs armes qu’avec la vie; et les protestants, souscrivant à cette déclaration , firent publier que leurs sous-officiers cl leurs propres armes seraient a la disposition de tout Irlandais qui voudrait s’exercer aux manœuvres militaires (3).

Cet esprit de tolérance mutuelle fut considéré ns* comme extrêmement redoutable par le gouverne- râ ment anglais, et il employa LouLe sa politique à le détruire et à réveiller les anciennes haines de religion et de nation. Il y réussit jusqu’à un certain point, en mettant obstacle à la réunion des assemblées politiques et des clubs de volontaires, et en effrayant ou en séduisant beaucoup de membres de cette société. Les plus riches désertèrent les premiers , parce qu'ils étaient en général plus circonspects et moins passionnés que les gens de condition inférieure. Privée de ses anciens chefs, l’association tomba dans une sorte d’an ardue, et Tin fluence des hommes peu éclairés s'y lit sentir par l’oubli graduel du grand principe de nationalité qui, un moment, avait effacé toutes les distinctions de partis. A la suite de quelques rixes individuelles, les plus fanatiques d’entre les protestants commencèrent, dans certains cantons, à désarmer de force les papistes. Il se formèrent , pour cet objet , en société, sous le nom iV Enfants du point du jour (Peep-of-day Boys) , parce que c’était en général à cette heure qu’ils faisaient leurs descentes dans les maisons des catholiques.

Ceux-ci, pour se garantir de leurs violences, formèrent , sous le nom de Défenseurs (De fend ers), une conlrc-assocîaliou qui ne se bornait pas toujours à la défense, et attaquait les protestants par représailles. Elle se recruta graduellement de tous les catholiques qui se retiraient de la société des volontaires, dont la dissolu lion devint complète dans toutes les provinces, excepté à Dublin, où elle se conserva comme institution de police municipale. La société des Enfants du point du jour n'ayant , à ce qu’il parait, aucun grand objet poli-

(S) Sir Richard Nusgravc’s Mcmoîcs, eïc., t. î, p, 34.

(3) Ibid., i> B8,

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tique, se bornait à des vexations partielles contre ses antagonistes ; mais les Défenseurs , en majorité de race irlandaise, prirent pour esprit de corps l'a version instinctive des indigènes de l’Irlande contre les colons étrangers. Soit souvenir d'une ancienne alliance, soit conformité de caractère et de mœurs, les Irlandais de race avaient pour les Français plus de penchanl que pour aucune autre nation ; les chefs des Défenseurs, qui , pour la plupart, étaient prêtres ou moines , entretinrent des intelligences avec le cabinet de Versailles , dans les années qui précédèrent la révolution de France*

Cette révolution frappa vivement les pins patriotes d'entre les Irlandais de toutes les sectes. Il y avait alors à Dublin un comité catholique , formé de personnes riches et de prêtres de cette religion qui se chargeaient de transmettre au gouvernement les plaintes et les réclamations de leurs coreligionnaires* Jusque-là ils s’étalent bornés à d'humbles suppliques , accompagnées de protestations de dévouement et de loyauté; mais tout à coup , changeant de langage, la majorité des membres du comité catholique décida qu’il était urgent de revendiquer, connue un droit naturel , l'abolition des lois contre le catholicisme , et d'inviter tous tes catholiques à s'armer pour l'obtenir* Dans le même temps , il se forma à Belfast , dans la province d* Aubry m, pays habité par les colons écossais introduits en Irlande sous Jacques Iflr, un club presbytérien, dont l'objet spécial était de s'occuper de l'état politique de l'Irlande et des moyens de le réformer. Le comité de Dublin ne tarda pas à proposer à ce club une alliance Fondée sur la communauté d'intérêt et d'opinion * et les présidents de ces deux assemblées, dont l'un était prêtre catholique et l’autre ministre calviniste, entretinrent une correspondance politique* Ces relations amicales devinrent le Fondement d'une nouvelle association, celle des Irlandais-unis, dont l'objet était de rallier , une seconde fois , dans un même parti tous les habitants de Plie. H s’éttu Mit dans beaucoup de villes, cl surtout dans celles de l'est et du sud, des clubs Irlandais-unis , tous organisés sur le même modèle, et régi par des statuts semblables. Les différents partis , réunis dans cette nouvelle alliance, se firent des concessions mutuelles : les catholiques publièrent une explication de leur doctrine, et le désaveu de toute hostilité contre les autres sectes chrétiennes ; la plupart même firent l’abandon Formel de toute prétention' sur les terres enlevées, en différents temps, à leurs ancêtres*

Ainsi le grand ressort de la domination anglaise en Irlande était brisé par la réconcilia don de

(]) Sir Ridiart! Mù3grav&*s Mcmoirs. — Gordon’s History (if IrekiTid, L U p, 13 8.

HISTOIRE 1>E I.A CONQUÊTE

toutes les classes d'habitants ; le gouvernement prit des mesures vigoureuses contre ce qu'il appelait d'üû mot nouveau, l'esprit révolutionnaire. Uhabeas corpus fut suspendu ; mais l'association des Irlandais-unis n'en continua pas moins de se recruter dans toutes les provinces, ni d'entretenir des rapports d'amitié avec la nation qui invitait toutes les autres à se rendre libres comme elle* La fête de la Fédération française fut célébrée à Dublin le 14 juillet 1790, et dans le cours de 1791, beaucoup d'adresses furent envoyées de toutes les parties de l'Irlande à l'assemblée constituante (I). Lorsque les rois coalisés à PilnïtE eurent déclaré la guerre à la France, les Mandais -un ïs de Belfast votèrent des secours d'argent pour les armées françaises, et la même société provoqua dans plusieurs villes des réjouissances publiques au moment ou l'on apprit la retraite du duc de Brunswick (2). Kn général, le patriotes irlandais s'étudiaient à suivre et à imiter le mouvement de la révolution française, Ils établirent une garde nationale, à l'instar de celle de France ; et les soldats de ce corps , habillés et armés par souscription , prirent l’habitude de se saluer entre eux par le nom de citoyen* En 1793, ils devinrent tous républicains de langage et de principes : anglicans * calvinistes et papistes se réunirent dans cette opinion ; et l’archevêque catholique titulaire de Dublin, dans une de ses lettres pastorales, essaya de prouver, par l'exemple des républiques italiennes du moyen âge, que les catholiques étaient les créateurs de la démocratie moderne (3),

Le mauvais succès de b révolution française porta un grand coup à b puissance des Irlandais-unis, en diminuant leur propre confiance dans l'infaillibilité de leurs principes , et en prêtant une sorte d'autorité aux accusations de leurs ennemis* Le ministère anglais saisit l 'instant où se manifestait ceL ébranlement de l'opinion , pour faire aux catholiques une concession qu'il avait refusée jusqu'alors* Il leur rendit la faculLé d'élever leurs enfants, et l’exercice d'une partie de leurs droits politiques : ce qui devait lui fournir le moyen de présenter aux papistes l'union irlandaise comme désormais inutile pour eux, et, s’ils continuaient à s’agiter, de les rendre odieux aux autres sectes, en leur imputant le dessein secret d’exterminer les protestants* Des bandes de Défenseurs qui parcouraient encore quelques provinces accréditèrent ces imputations ; et les anglicans du Connanght , que leur petit nombre au milieu des Irlandais de race rendait plus faciles à effrayer, s’armèrent spontanément vers l’année 179$, et s'organisèrenl en associations sous le nom A'Orange* mon y orangistes. Leur dogme politique était le

O) Sîr Richard Mu*gravé> Memoirs, rtc. t. I, p. 13$*

(3) Ibid., p* 147.

DE ^ANGLETERRE, — CONCLUSION

im maintien rigoureux de Tordre de choses établi par

rf9î Goillatime III , eide toutes les lois oppressives portées, depuis son règne, contre les catholiques et les hommes de race irlandaise. Ils déployèrent, dès le commencement de leur organisation , un Fanatisme qui les rendit redoutables à ceux d’entre leurs voisins qui dîlféraïent avec eux de Croyance ou d’origine : près de -quatorze cents Familles catholiques émigrèrent, vers le sud et vers Test, pour échapper à cette nouvelle persécution*

1795 Quelques actes de cruauté commis par les orangjstes envers les catholiques excitèrent contre eux une grande haine, et Ton mit sur leur compte toutes les violences exercées par les agents militaires et civils du gouvernement . comme la torture infligée aux suspecta, et la destruction des imprimeries. Un homme accusé iYorangmne devenait, par cela seul , l'objet de la vengeance populaire; et comme cette accusation était vague, il était facile aux malintentionnés de s’en servi r pour sac r hier qui ils voulaient: tout protestant pouvait craindre de l’encourir. Le lien de l'union irlandaise se trouvait singulièrement affaibli par celte haine et celte défiance mutuelles des deux partis religieux ; pour y remédier par une organisa lion plus compacte, on substitua à Tassodation paLentc une affiliation Secrète, fondëesur le serment et sur l'obéissance passive à des chefs, dont les noms n’étaient connus que d'un petit nombre des associés. La société était partagée en petites réunions commun iquant entre elles par le moyen de comités supérieurs, formés de députés pris dans leur sein. Il y en avait de cantonaux et de provinciaux; et au-dessus de ces comités se trouvait un directoire de cinq membres, qui régissait toute T uni on , composée de près de cent mille hommes. Les chefs supérieurs et inférieurs formaient une hiérarchie militaire avec les grades de lieutenant, capitaine, chef de bataillon, colonel, général et généralissime; tout affilié ayant quelque fortune devait se munir , a ses frais, d'armes è feu, de poudre et de halles. On distribuait par souscription, a ceux qui étalent pauvres, des piques, dont les membres de Tunîoo , ouvriers en fer et en hois , fabriquèrent promptement un grand nombre. Ce nouveau plan d'organisation s’exécuta en 1796 dans les provinces de Munster, de Lrinster et tT Lister ; mais celle de LonnaughL demeura en retard, à cause de la vigilance des orangistes et de l'appui qu’ils prêtaient aux agents de l'autorité (3),

Parmi les hommes que Tu n ion irlandaise reconnaissait comme ses chefs supérieurs, il s’en trouvait d’origine et de religion différentes : Arthur Q’Con-

(ï) Si r Richard MuBgrave's Memotr», etc,, L, T, p, 157.

(3) thiii., p, 22L

nor, qui passait dans lopin ion populaire pour iras descendre du dernier roi de toute l'Irlande; lord n1JEÎ Édouard Filz Gérald, que sou nom rattachait encore a la vieille famille normande des fils des Gérante!; le père Quiglcy, Irlandais de naissance ei papiste zélé ; enfin Théobald W olfi-Tone , avocat, d’origine anglaise, professant les opinions philosophiques du dix-huitième siècle. Dos prêtres de toutes les communions étaient membres de la société ; en général, ils y occupaient des grades élevés , maïs ils ne montraient point de jalousie entre eux , ni même de méfiance contre les doctrines peu religieuses de quelques-uns désaffiliés. Ils invitaient leurs paroissiens ii beaucoup lire , et toute espèce de livres* à former des réunions de lecture chez les maîtres d’école ou dans les granges. Quelquefois on voyait les ministres d’un culte aller prêcher dans les églises de l’autre; un auditoire composé par moitié de catholiques et de calvinistes écoutait avec recueillement le même sermon, et recevait ensuite à la porte de l'église une distribution de brochures philosophiques, telles que Vlge de la Raison, de Thomas Payne, imprimé à Belfast à un très-grand nombre d’exemplaires (2).

Cette tendance à subordonner ses habitudes ou sa croyance particulière au but ou aux ordres de Turbon se faisait remarquer dans le bas peuple par une abstinence totale de liqueurs fortes, difficile à supporter sous un climat humide et froid. Le directoire la recommanda, en 17 U6, à tous ses suhordonnés. afin que chacun cessât de payer au gouvernement anglais les taxes mises sur les boissons (3) ; et vers la fin de cette même année, il annonça, par des circulaires imprimées, l’arrivée prochaine d’une flotte française. En effet quinze mille hommes, partis de France sous la conduite du général llocbc, arrivèrent dans la haie de Bantry; mais une tempête, qui dispersa leurs vaisseaux > empêcha le débarquement.

Cet incident imprévu et la lenteur du Directoire exécutif de France a préparer une seconde expëdi- ms lion donnèrent au gouvernement anglais Le loisir de tr availler activement à la mine de Tunion irlandaise.

On fit. plus fréquemment que jamais, des visites de jour et de uuiL chez les personnes suspectes.

Dans les lieux ou Ton supposait qu’il y avait des armes cachées, ou forçait les habitants à les découvrir, en les soumettant, s’ils refusaient de répondre, à plusieurs genres de tortures : les plus ordinaires étaient de pendre à demi , de fouetter jusqu’à l'excoriation , et d’arracher les cheveux et la peau de la tête au moyen d'une caloLte de poix. Les Jrian^

(3) Sir Richard MusgraveV Memoirs , elc. , tome I , p. 986,

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ÏHIFRM.

i7t& dais, pousses à bout par ces cruautés, résolurent de commencer l'insurrection sans attendre l'armée des Français; on fabriqua des piques* et Ton fondit des haltes avec une nouvelle activité. Le gouvernement s'aperçut de res dispositions . parce que de grands arbres, dans le voisinage des villes , étaient coupés et enlevés de nuit* que les gouttière# de plomb dîs paraissaient de toutes les maisons, et que tes catholiques se rendaient plus fréquemment que de coutume à l'église et au confessionnal (1). Mais, malgré ce surcroît de zèle, leur bonne intelligence avec les protestants ne cessait point ; un homme qui, au commencement de 1798 * fut exécuté à Cari kfergus* comme agent des Irlandais-unis, marcha au supplice , accompagné d'un moine et de deux m î n i s t res p rc s by té r ien s ,

Dans cette situation des choses et des esprits, Cnn des délégués de la province de Leinster à l'union irlandaise , sans être presse d'aucun danger imminent * ni gagné par des offres considérables, mais pris subitement d'une sorte de terreur panique , alla dénoncer à un magistrat de Dublin , partisan du gouvernement , le lieu où le comité dont il était membre devait tenir une de ses séances, Sur cette information, on saisit treize personnes, et beaucoup de papiers qui en compromirent d'autres, Il y eut de nombreuses arrestations; et, quatre jours apres, un rassemblement de plusieurs milliers d'hommes , armés de fusils cl de piques, se forma a quelques milles de Dublin , et marcha contre la ville (2}.

C'était le commencement de F insurrection des Irlandais -unis , qui s'étendit un moment sur tout ïe pays entre Dublin et les montagnes de WJklow, interceptant toute communication entre la capitale et tes provinces du sud , Les précautions de défense prises a Dublin, où il y avait beaucoup d 'artillerie* mirent celle ville à couvert de l'attaque des insurgés ; mais plusieurs autres moins considérables tombèrent en leur pouvoir* Le premier combat qu'ils soutinrent en campagne contre les troupes royales eut lieu sur la colline de Tarra* où s’était tenue , dans les anciens temps , l'assemblée générale du peuple irlandais* Les bataillons des ïrîandaïs-unis avaient des drapeaux verts, sur lesquels était peinte une harpe surmontée , au lieu de couronne , d’un bonnet de liberté* avec les mots anglais Liberty or deùth > ou la devise irlandaise h'rm go brag/n Ceux qui étaient catholiques portaient sur eux . en allant au combat, des absolutions signées d'un prêtre, et sur lesquelles était dessiné un arbre de liberté ; on trouvait fréquemment dans les po-

(4) Sir Richard Musgravtfs Mémoire, etc., t. L p, 248,

(2) liiirî., p. 152

(5) Ibhl.* p, ;i"1 ,

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