ACTE y, SCENE HT
« Séparez-les, mon père, et me laissez mourir, » Il expire à ces mots. Ce barbai^e spectacle A lem^ noire fureur n'apporte point d'obstacle- Seulement Polj-nice en paroît afflige :
« Attends, Hémon, dit-il , tu vas être vengé, » En effet, sa doulem^ renouvelle sa rage, ° Et bientôt le combat tourne à son avanta-e Le roi, frappé dun coup qui lui perce lellanc Lm cède la victoire , et tombe dans son san^ ' Les deux camps aussitôt s'abandonnent en proie Le nôtre à la douleur , et les Grecs à la joie • ' Et le peuple, alarmé du trépas de son roi ' Sur le haut de ses tours témoigne son effroi Polymce, tout fier du succès de son crime, (i)
j (0 Poljnfce , tout fier du succès de son crime j Regarde avec plaisir , etc. '
; Racine dans les plus beaux endroits de ses chefs-d'oeuvre ;n a r>en ,u,sur,,asse cette superbe tirade terminée par c" ve^-' I " Tr.,tro , songe en „„„„„, , ,„e ,„ „„„ „,„^ ^
A quelle ,5norma distance de lui le poite laisse ici tous ceux ,u. se sont e.ercés sur ce récit ! Stace ,ui , dans U Thél a d a fait une description excessivement lo„i;ue du comh», /' l^eu. frères, n;cst auprès de Racine ^u-Lj^Tu'tÎZ
teur de aTheba.de, c est le goût : lepoète francaisn 'ajçuèrede V^-^<:hnU.n,eiouthgerm,,,, „„,„3 „^ se trouve dans le poète latm; mais Racine les embellit par l'e^presln e" !
le ce ,„, peut contribuera faire connoitre le plus ™d .LT -ces , ,0 donnerai , à la suite des auteurs aidensC Rae™ .-tes une traduction française decet.e narration de Sta preccclce du texte latin, -'
,,a LES FRERES ENNEMIS,
Regarde avec plaisir expirer sa victime;
Dans le saiig de son frère il semble se baigner : ^
ce Et tu meurs, lui dit-il , et moi je vais régner.
o> Regarde dans mes mains l'empire et la victoire ;
.) Va rougir aux enfers de fexcès de ma gloire ;
3, Et pom^ mourir encore avec plus de regret ,
., Traître, songe en mourant, que tu meurs monsujet,
En achevant ces mots, d'une démarche fière,
Il s'approche du roi couché sur la poussière,
Et pour le désarmer il avance le bras.
Le roi, qui semble mort, observe tous ses pas;
Il le voit, il fattend, et son âme irritée ,
Pour quelque grand dessein semble s'être arrêtée.
L'ardeur de se venger flatte encor ses désirs,
Et retarde le cours de ses derniers soupirs.
Prêt à rendre la vie, il en cache le reste,
Et sa mort au vainqueur est un piège funeste :
Et dansfinstant fatal que ce frère inhumain
Lui veut ôter le fer qu'il tenoit à lamain,
Il lui perce le cœur; et son âme ravie , ^
En achevant ce coup , abandonne la vie.
Polynice frappé pousse un cri dans les airs,
Et son âme en courroux s'enfuit dans les enfers, (i)
Tout mort qu'il est, Madame, il garde sa colère;
(i ) Et son âme en courrons s'enfuit dans les enfers. Traduction aussi heureuse que littérale de ce vers par lequel Yirgile achève le tableau de la mort de Turnus, et termine l'Enéide r
Vitaquecumgemitufusit înd!gnata siih mnhras.
/Enei'd. Lib, XII.
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