ACTE QUATRIÉME.W SCENE I
A X I A N E seule. (l)
JN 'entendrons-nous jamais que des cris de victoire , Qui de mes ennemis me reprochent la gloire? (2) Et ne pourrai-je au moins , en de si grands malheurs , M' entretenir moi seule avecque mes douleurs ? D'un odieux amant sans cesse poursuivie , On prétend, malgré moi , m'attacher à la vie. * On m'observe , on me suit. Mtiis, Porus , ne crois pas Qu'on me puisse empêcher de courir sur tes pas. Sans doute , à nos malheurs ton cœur n'a pu survivre. En vain tant de soldats s'arment pour te poursuivre: On te découvriroit au bruit de tes efforts; Et sil te faut chercher, ce n'est qu'entre les morts. Hélas , en me quittant, ton ardem* redoublée
(i) Le monologue d'Axiane prisonnière dans le camp de Taxile, est long et froid, parce qu'il ne renferme que des lamentations monotones. Axiane est captive , Porus est vaincu , Taxile est protégé d'Alexandre j et la pièce seroit finie , si l'on n'avoit pas quelque curiosité de savoir quelle sera la conduite du vainqueur à l'égard du vaincu : l'intérêt est bien foii3le.
{%) . . . . . . ]Me reprochent la gloire?
Expression uu peu obscure et forcée.