SCENE II
ALEXANDRE, AXIANE, CLÉOFILE.
H É bien , Porus respire.
Le ciel semble , Madame , écouter vos souhaits : Il vous le rend
AXIANE
Hélas , il me l'ôte à jamais !
Aucun reste d'espoir ne peut flatter ma peine;
(1) Revivront pour me suivre, et, blâmant leurs murmures,
Brigueront à mes yeux de nouvelles blessures. Alexandre parle ici d'une manière digne de lui : mérite d'autant plus remarquable qu'il est rare dans la pièce. Rendront pouriiie suivre, est très-énergique ; brigueront de nouvelles blessures, est d'uu tour élégant j il n'y a que blâr?iant leurs murmures qui soit un peu foible de stjle dans ces deux beaux vers.
(2) Cependant de Taxile appuyons les soupirs. C'est une fonction bien indigne d'Alexandre , que celle à'appujer les soupirs de Taxile.