IV PREFACE
en ont joué les principaux rôles; tous ces matériaux réunis formeront un commentaire qui n'aura, j'ose l'espérer, ni la sécheresse, ni l'insipidité des ouvrages de ce genre, et qui ne laissera rien à désirer aux amateurs de notre tliéâtre et de notre littérature.
J'ai souvent déploré la triste diligence et le tiavail malheureux de Voltaire qui, dans Texaiiien des chefs-d'œuvre de Corneille, plus grammairien que littérateur , va cherchant sans cesse quelques mots impropres , s'acharne sur des imperfections de style , et semhle être toujours à la piste des vieux mots et des locutions inusitées. Wavolt-il donc entrepris de parcourir tant de merveilles que pour rapporter de son expédition un si misérable butin ? Que diroit-on d'un voyageur c[ui , contemplant lesmonumens de la Grèce et de Piome , ne rendroit qu'un hommage froid et court aux miracles de l'art antique , et réserveroit presque toute son attention pour quelques traces de l'injure des temps?
Racine, le plus pur, le plus élégant de nos écrivains, offre à l'observateur plus de secrets de style à révéler , que d'incorrections à reprendre ; il a perfectionné la langue et l'harmonie poélique 3 et l'on peut justement lui attribuer l'hon-