SCENE IV
JOGASTE, ETEOCLE, ANTIGONE, CREON , OLYMPE.
Seigneur 5 votre sortie a mis tout en alarmes : (3) Thèbes , qui croit vous perdre , est déjà toute en laiines ; L'épouvante et l'horreur régnent de toutes parts, Et le peuple effrayé tremble sur ses remparts.
Si le peuple le veut, je lui cède ma place; Mais qu'il se rende aussi si le peuple le chasse.
Toutes ces petites corrections d'un grand homme sont précieuses et instructives 5 on y remarque combien le soin et la lime sont nécessaires pour faire disparoître une foule de négligences qui peuvent gâter le meilleur style.
. (i) Je ne force personne ; Racine auroit bien di^i corriger aussi je ne force personne, qui est du style de la comédie. Ce sens même n'est pas juste: car si Etéocle ne force pas les volontés du peuple , il force Polynice à se conformer à ces volontés.
(a) De laisser aux Thébains à se choisir un roi , «st un tour gêné et peu correct.
(3) Seigneur, votre sortie a mis tout en alarmes:
L arrivée de Créon n'a pas un motif plus raisonnable que les alarmes de Thèbes : les Thébains qui avoient vu sortir Etéocle , "avoient aussi vu rentrer, et par conséquent dévoient être sans alarmes.