‹ Œuvres. Avec des commentairesChapitre 44 sur 193 · TOME I. B · texte numérisé non relu

TOME I. B

i8 LES FRERES ENNEMIS^

Cette vaine frayeur sera bientôt calmée. Madame, je m'en vais retrouver mon armée; Cependemt vous pouvez accomplir vos souhaits. Faire entrer Polynice , et lui parler de paix. Créon , la reine ici commande- en mon absence ; Disposez tout le monde à son obéissance ; Lcdssez , pour recevoir et pour donner ses lois , Votre fils Ménécée , et j'en ai fait le choix. Comme il a de l'honneur autant que de courage , Ce choix aux ennemis ôtera tout ombrage , Et sa vertu suffit pour les rendre assurés, (i)

{A Créon.) Commandez-lui, Madaïue. Et vous, vous me suivrez.

CRÉON

Quoi, Seigneur

Oui, Créon, la chose est résolue.

CRÉON

Et vous quittez ainsi la puissance absolue ?

Que je la quitte ou non , ne vous tourmentez pas ; (2)

(1) Et sa vertu suffît pour les rendre assures.

Rendre assurés est impropre : le verbe rendre ne se construit pas avec un participe , mais avec un adjectif.

(•i) Que je la quitte ou non , ne vous tourmentez pas;

Ne vous lourmenlez pas est familier : la nuance qui séj pare le tragique du comique u'étoit pas encore marquée bie distinctement.

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