‹ Œuvres. Avec des commentairesChapitre 63 sur 193 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

JOGASTE, POLYNIGE, ANTIGONE,HEMON^ UN SOLDAT. - '^

LE SOLDAT,^ Polynîce.

OEIGNEUR, on est aux mains, et la trêve est rompue: Créon et les Thébains, par l'ordi^ede leur roi, (i) Attaquent votre armée, et violent leur foi. Le brave Hippomédon s'efforce, en votre absence, De soutenir leur choc de toute sa puissance. Par son ordre. Seigneur, je vous viens avertir.

POLYNICE

Ah, les traîtres ! Allons, Hémon, il faut sortii'.

{A la reine. ) Madame, vous voyez comme il tient sa parole ; Mais il veut le combat, \\ m'attaque, et j'y vole. (2)

Polynice! Mon fils Mais il ne m'entend plus :

Aussi bien que mes pleurs , mes cris sont superflus.

(1) Créon et les Thi^Lalns , par l'ordre de leur roi , Et les Thébains , conduits par Créon et leur roi.

(•i) Mais il veut le combat , il m'attaque , et j'y vole.

L'annonce de ce combat réchauffe la scène, et termine 1 acte heureusement : c'est une règle générale du théâtre de donner toujours au spectateur, à la fin de chaque acte, quel, que motif de crainte ou d'espérance pour l'acte suivant.

Chère Antigone , allez, courez à ce baibare. Du moins allez prier Hénion qu'il les sépare. La force m'abandonne, et je n'y puis courir ; (i) Tout ce que je puis faire, hélas, c'est de mourir!

(i) La force m'abandonne ,

VARIANTE

Le courage me manque.

Page 1