‹ Œuvres. Avec des commentairesChapitre 97 sur 193 · ACTE V, SCENE II. lo'S · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE II. lo'S

Je l'aimois beaucoup plus que je n'aimois son frère : Et ce qui lui donnoit tant de part dans mes vœux, (i) Il ctoit vertueux, Olympe, et malheureux. (2) Mais, hélas, ce n'est plus ce cœm" si magnanime, Et c'est un criminel qu'a couronné son crime ! Son frère plus que lui commence à me toucher ; Devenant malheureux, il m'est devenu cher.

OLYMPE

Créon vient.

Il est triste ; et j'en connoîs la cause. Au courroux du vainqueur la mort du roi l'expose. C'est de tous nos malheui's l'auteur pernicieux.

répétitions moins excusables dans la pièce: on y reconnoît la précipitation d'un jeune homme qui abuse de sa facilité tt compose à la hâte.

(i) Et ce qui lui donnoit tant de pnrt dans mes vœux, VARIANTE.

Et ce qui le rendoit agréable à mes yeux.

(2) Il étoit vertueux , Olympe , et malheureux.

Il peut être permis à une sœur de se faire illusion sur le caractère de son frère. Poljnice ne paroît pas vertueux dans la pièce y puisqu'il hait son frère j mais il est l'offensé , il réclame la justice , il demande l'exécution d'un traité. Si Pia— cine ne pouvoit pas en faire un prince vertueux, il pouvoit adoucir son caractère et porter quelqu'intérêt sur sa per-'

io(i LES FRERES ENNEMIS,

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